"Si la commune ne fait pas le nécessaire, nous ferons le nécessaire." C’est en substance le message adressé aux autorités communales par les équipes de l’asbl Maison du Peuple de Besonrieux. Regrettant qu’aucune aire de jeux ne soit accessible aux jeunes de l’entité, cette dernière a décidé de prendre les choses en main et de proposer, tout au long de la saison estivale, un agora space éphémère et mobile.

Depuis jeudi, des jeux sont donc placés à chaque ouverture de la Maison du Peuple ou prêts aux jeunes du village qui en feraient la demande, moyennant une carte d’identité en guise de garantie. "Notre gamme devrait encore s’élargir dans les semaines à venir mais nous disposons déjà de deux paniers de basket, d’un goal de football, d’un set complet de badminton, de jeux en bois d’extérieur et de deux sets de pétanque", énumère Nicolas Soupart, président de l’asbl.

Ce dernier espère pouvoir récupérer, en don ou à bas prix, une table de ping-pong afin d’étendre l’offre. "Nous avons déjà accueilli une vingtaine de personnes jeudi, preuve qu’une réelle demande existe pour ce genre de projet. Faute d’infrastructure du genre sur l’entité de Besonrieux, nous avons pris l’habitude de quitter notre village pour aller profiter des installations de communes voisines, à Familleureux, à Braine-le-Comte, à Écaussinnes."

Une situation que regrette amèrement le Louviérois. "En 1993 déjà, on annonçait qu’un projet d’agora space verrait le jour. Les années ont passé sans que rien ne se concrétise. On a ensuite parlé d’en aménager un lorsque l’école communale a été construite mais là encore, on n’a rien vu venir. Elle est toujours promise, mais on attend désespérément. Lorsque j’étais jeune, les terrains de sport, de manière générale, étaient pourtant des lieux de vie et de rassemblement."

D’où l’envie d’offrir ça aux habitants de Besonrieux. "On ne peut pas se permettre de laisser tous notre matériel sur place. Nous sommes contraints de l’installer et de le rentrer chaque jour, ce qui n’est pas le plus simple. Nous espérons que la commune prendra conscience de l’importance de ce genre de projet. C’est une façon pour nous de lui tendre la main, également. On accepte de continuer comme ça temporairement, mais on demande qu’elle scelle nos structures, par exemple."

Un premier contact, de manière informelle, a été pris avec un échevin louviérois. Reste à voir si la commune en fera plus pour répondre à une demande visiblement criante.