Les finances communales vont pouvoir compter sur plus d'un demi-million d'euros en plus.

Après le célèbre film "Génial, mes parents divorcent", il y a "Chouette, le budget est réformé" à Binche. Il y a en effet des mauvaises nouvelles qui n'en sont pas. En théorie, aucune commune ne souhaite voir son principal outil de gestion rafistolé par la tutelle. C'est souvent le signe que les prévisions budgétaires n'ont pas été assez bien préparées et l'exercice peut conduire à des trous dans les finances, surtout lorsque les chiffres ont été gonflés pour trouver l'équilibre. Mais dans la Cité du Gille, c'est tout l'inverse.

La modification budgétaire 2019 et le budget 2020 de la Ville de Binche viennent en effet d'être réformés par la tutelle. Et les chiffres jouent en faveur des deniers communaux. Le collège pourra en effet compter sur des recettes supplémentaires en matière d'additionnels à l'Impôt des personnes physiques et à la taxe de circulation. "L'exercice global de 2019 est ainsi augmenté de près 275.000 euros pour un montant total de 7,9 millions d'euros", indique Manuel Bejarano, échevin des Finances. "Et celui de l'exercice 2020 est porté à 6 millions d'euros, avec une augmentation de 317.000 euros."

La Ville de Binche pourra donc compter sur 592.000 euros en plus pour ses caisses. Si les chiffres ne pouvaient pas être anticipés avec la précision d'un horloger, cette correction n'est pas une grande surprise pour autant. "Nous procédons de la sorte chaque année", explique le bourgmestre Laurent Devin. "Nous faisons notre budget très tôt à chaque fois, vers la mi-septembre. Si bien que nous n'avons pas encore le dernier quart des informations sur les recettes extérieures. Mais nous avons de quoi faire des estimations que nous tablons volontairement sur une base très prudente. Si bien que nous ne pouvons que recevoir des bonnes nouvelles par la suite."

Et la bonne nouvelle vient de tomber. "Excellente", même selon le collège qui pourra compter sur plus d'un demi-million d'euros pour ses finances. À quoi servira cette enveloppe faussement providentielle? "Dans ces cas-là, nous appliquons un principe simple et prudent: pour chaque euro investi, nous mettons un euro en réserve", répond Laurent Devin.