La crise sanitaire frappe une fois de plus durement le secteur horeca. Un secteur qui compte dans la Cité du Gille, forte de ses nombreux cafés où, en temps normal, on célèbre le folklore. Si bien que ses acteurs ont créé une branche distincte au sein de l'association des commerçants pour mieux défendre leur situation particulière et engager un dialogue constructif avec les autorités communales.

Le 13 octobre, avant que le confinement s'abatte à nouveau sur les restaurants et les cafés, des représentants du secteur horeca de Binche s'étaient réunis pour dresser une liste de points à discuter avec le collège. En tout premier lieu, ils saluent le plan-terrasse mis en place après le confinement. Il a permis aux cafés de déborder sur l'espace public pour accueillir plus de monde malgré les distanciations de rigueur. Le retour du mauvais temps empiète malheureusement sur l'efficacité de ce plan. Le secteur horeca souhaite donc que le dispositif soit réitéré l'année prochaine, à partir des vacances de Pâques jusqu'à la course Binche-Chimay-Binche, d'autant plus que les tenanciers ont investi dans du mobilier.

Les représentants de l'horeca binchois souhaitent également une réunion spécifique avec Hygea. Bientôt en effet, le système de collecte sélective va faire son apparition dans la Cité du Gille, avec un changement sur la fréquence des ramassages. Ce qui aura un impact considérable sur le travail de l'horeca. Des éclaircissements sont demandés pour faciliter l'adaptation. En matière de parking également, le secteur souhaite discuter de possibles changements, notamment sur les horaires de la zone bleue ainsi que la distinction entre stationnement privé et professionnel.

Il est aussi question du carnaval évidemment. Au même titre que les sociétés, louageurs et autres musiciens, les représentants de l'horeca demandent à être concertés sur la tenue ou non des festivités. Pour rappel, la Ville de Binche s'est donnée jusqu'à la mi-décembre pour arrêter sa décision sur le carnaval. En attendant, une réflexion est lancée pour pouvoir l'organiser d'une façon différente, si les conditions sanitaires le permettent.

Pour l'heure, c'est la deuxième vague de l'épidémie qui occupe le devant de la scène et qui fait redouter une annulation du carnaval. Si ce coup de massue devait tomber sur la Cité du Gille, il pourrait provoquer un bain de sang dans le secteur horeca. Il est donc demandé aux autorités communales d'envisager sérieusement des aides financières si les festivités devaient être annulées. "Nous ne comptons déjà plus le nombre d’ événements annulés ces derniers mois et la fermeture pour un mois décidée ce 16 octobre ne fait que rajouter un clou sur le cercueil d’ une profession déjà très, très durement touchée. L’ annulation du carnaval pourrait bien être fatale pour nous", écrivent la douzaine de signataires représentant le secteur horeca.

Les autorités communales ont bien reçu la lettre et nous indiquent qu'elle sera analysée en détail lors du prochain collège pour apporter une réponse aux questions soulevées par le secteur.