Avec 50 années au compteur, la statio romana a reçu le titre de société royale.

À Waudrez, le musée gallo-romain nous plonge dans la riche histoire de l'Antiquité. Mais le passé du musée lui-même devient un trésor à explorer. La statio romana célèbre en effet cette année ses 50 ans. Un demi-centenaire qui lui a valu de décrocher le titre de société royale.

"Pour préparer notre candidature, j'ai dû me plonger dans les archives du musée et la matière était très vaste", reconnaît Philippe Dekegel, président du musée. "Même si c'était difficile, j'ai dû faire une sélection."

Philippe Dekegel est un passionné de paléontologie et d’histoire locale. En 1969, il croise la route de Louis Laurent qui, de son côté, affectionne particulièrement l'archéologie préhistorique. Les deux complices cherchent des sites où s'adonner à leur passion. C'est un ouvrage de Goovaerts, "Waudrez, l’ancien Vodgoriacum des Romains", qui va les mettre sur la piste du village binchois. Et la piste s'avère fructueuse. Les premières fouilles révèlent des trésors de l'Antiquité, attirent spécialistes et amateurs et jettent les bases de ce qui deviendra la statio romana.

Si le musée peut aujourd'hui arborer fièrement 50 ans bougies sur le gâteau, son fondateur n'entend pas se reposer sur ses lauriers pour autant. Pas de nouvelles fouilles à l'agenda pour le moment, car les dernières n'ont pas encore fini de livrer tous leurs secrets en laboratoire. Les inondations de 2016 ont également laissé des marques. Mais le sous-sol offre encore un potentiel énorme. 17 ares d'un site classé comptant 75 hectares ont été fouillés pour le moment. Cela donne une idée du bel avenir auquel est promise la statio romana.

Par ailleurs, ça s'active en surface. Un espace pour accueillir des conférences a été inauguré récemment. Quant au nouveau centre d'interprétation, il pourrait s'étendre à de vieilles étables qui bordent le musée.