Le prévenu, âgé de 48 ans, est un bon client de la justice. Son casier judiciaire cumulait déjà 22 ans et trois mois de prison.

Une peine de six ans de prison ferme a été prononcée, lundi, par la sixième chambre du tribunal correctionnel du Hainaut, division de Mons, contre un Binchois qui était poursuivi pour des faits de torture, viol, traitement inhumain, coups et fraude informatique. Son casier judiciaire cumulait déjà 22 ans et trois mois de prison, alors que le prévenu n'est âgé que de 48 ans. Plus tôt cette année, il avait déjà écopé de six ans de prison.

Marginal, anti-social, F.T. était poursuivi pour des faits sordides commis sur quatre victimes. La première d'entre elles a été sa compagne. Elle a déclaré qu'il l'avait violée, en employant des objets, tout en regardant des films pornographiques, lors de leur nuit de rupture. Les faits ont duré jusque quatre heures du matin. Elle dit aussi avoir reçu douze coups de couteau cette nuit-là.

La seconde victime, un homme, vivait chez F.T. Il dit avoir été délivré d'un "bourreau" quand il a été arrêté pour un vol à l'étalage. F.T. lui avait demandé un loyer de 200 euros, avant de l'augmenter à 400 puis à 700 euros. En quatre mois, 2.590 euros ont été retirés de son compte bancaire, remarque le procureur qui relève que la victime ne sortait jamais sans le prévenu comme l'ont signalé plusieurs voisins.

La troisième victime est également une ex-compagne du prévenu, qui raconte avoir été régulièrement rouée de coups. Enfin, la quatrième et dernière victime est une voisine qui avait été menacée par le prévenu, armé d'un marteau. Le ministère public avait requis une peine de dix ans de prison à l'encontre de F.T.

De son côté, la défense avait plaidé l'application de l'article 65 du code pénal. F.T. avait écopé de six ans en appel, le 27 juin 2018. "C'est un prédateur qui attire ses proies dans sa grotte pour abuser de leur faiblesse", avait commenté le substitut du procureur du roi.