À Braine-le-Comte, plusieurs projets appelés Life ont vu le jour ces derniers mois. Dans le but de maintenir la création de milieux spécifiques, l'un d'entre-eux commencera dans les jours à venir au bois de la Houssière. Un chantier qui veillera à la préservation des landes à bruyères, ces terrains recouverts de fleurs aux couleurs du printemps. Et pour cela, la commune doit déboiser, étréper et appauvrir le sol. Des techniques qui peuvent soulever l'indignation des défenseurs de la nature, pourtant des législations en la matière existent.

Dans le respect des règles, il était urgent de lancer ces travaux dans le bois. La gestion des sablières avait permis de recréer ces zones de landes de bruyères à Braine-le-Comte, pour favoriser la biodiversité. Mais voilà, l'envahissement d'autres espèces doit être stoppé. Tout ça, sous le suivi de plusieurs organismes comme le département de la Nature et de la Forêt et l'association Natagora, qui se consacre à la protection de la nature. "Une première zone sera étrépée dans le Clos du Vertbois jusqu'au 31 mars", écrit la Ville. "À l'automne, le chantier reprendra à la tête du bois et au Planois."

Ces projets Life sont, en fait, co-financés par l'Europe pour conserver les biotopes, si importants pour les animaux du milieu. Ils montrent ainsi la nécessité d'intervenir dans ces cas, comme à Braine-le-Comte. D'autant plus, qu'il faut passer par une rigoureuse sélection au niveau européen pour parvenir à avoir une aide financière.

Toujours dans l'objectif de maintenir la biodiversité, le conseil communal a pris la décision d'autoriser la vente de coupes de bois, issus de l'arboretum du bois de la Houssière. Les particuliers, ainsi que les associations à caractère social, pourront s'acquérir du bois pour le proposer à d'autres personnes. "Cette année, suite à plusieurs épisodes tempétueux, l'arboretum a subi de très nombreuses chutes d'arbres", explique la Ville. "Un nettoyage de la zone s'avère nécessaire car même les passages étaient obstrués. Un entretien, avec sélection des bois sur pied, va permettre à d’autres essences de s’installer et/ou de se développer si elles sont déjà présentes. Cette ouverture du peuplement sera donc bénéfique à la fois pour les arbres restants et pour la biodiversité qui se pourra redémarrer."

Le but est aussi de pouvoir aider un maximum de personnes, tout en étant favorable à l'environnement. Rappelons-le, se chauffer au bois a un impact positif, par rapport aux produits pétroliers. Les ventes s'arrêteront le 28 février. Il sera alors demandé aux intéressés de signer un cahier des charges rappelant les responsabilités de chacun au niveau environnemental et de la sécurité.