Ce 2 novembre marque la fin de la première période d’avis relative à la révision du plan de secteur du projet Boucle du Hainaut. Après 26 présentations aux différentes autorités communales (conseils, collèges et CCATM), 11 000 vues de la vidéo officielle de présentation du projet, 300 packs citoyens envoyés par courrier postal ou encore 11 permanences citoyennes, ce sont plus de 15 000 courriers de contestation et d'observations qui ont été envoyés par les citoyens tandis que les quatorze communes concernées par le tracé se sont positionnées défavorablement.

Désormais, toutes ces remarques seront traitées par un bureau d’étude indépendant désigné par la Région wallonne. "À l’instar de cette période d’avis, d’autres moments permettront encore la consultation des autorités communales et des citoyens, notamment via l’enquête publique qui suivra les conclusions du Rapport sur les Incidences Environnementales qui sera réalisé au cours des prochains mois", explique Elia, le porteur du projet.

Le gestionnaire du réseau de transport d'électricité à haute tension en Belgique se dit évidemment conscient de l'opposition frontale rencontrée. "Nous avons entendu les inquiétudes, les frustrations et les positions fortes parfois prises par les autorités communales, les citoyens et le monde agricole notamment", poursuit Elia. "Nous sommes également conscients des attentes pour encore davantage d’échanges d’informations et de transparence."

Ces questions et inquiétudes seront analysées dans le cadre du Rapport sur les Incidences Environnementales. "Celui-ci fournira une analyse objective sur chaque thème. Elia a la volonté de poursuivre le dialogue et des contacts seront prochainement pris avec les groupes de riverains, les représentants du monde agricole et bien évidemment les autorités communales afin de discuter, de manière constructive, sur le fond du dossier et des prochaines étapes de celui-ci."

Pour rappel, le projet Boucle du Hainaut consiste en la réalisation d’une nouvelle liaison électrique d’un niveau de tension de 380 kV et d’une capacité de transport de 6 GW entre les postes d’Avelgem et de Courcelles. La procédure de demande de révision du plan de secteur a débuté en septembre dernier et se déroulera sur une durée de trois ans. 

Une demande de permis d’urbanisme sera ensuite réalisée, avant de pouvoir envisager la phase chantier et la mise sous tension de la liaison à l’horizon 2028. "En tout, ce seront quatre moments pendant lesquels les citoyens pourront s’exprimer officiellement dans le cadre de la procédure", signale Elia. "Mais nous souhaitons aller un cran plus loin et construire une relation durable avec chaque acteur concerné."