Le 11 avril dernier, la Ministre Tellier, le comité Revolth ainsi que la Commission des bourgmestres des communes concernées par le dossier de Boucle du Hainaut se sont rencontrés afin d’aborder la question des champs électromagnétiques. La première échevine de Seneffe et bourgmestre faisant fonction, Marie-Christine Duhoux, a assisté à cette rencontre afin de représenter sa commune. Elle a ainsi pu en dire plus sur les coulisses de cette rencontre ce lundi soir lors du conseil communal.

La Ministre Tellier s’était engagée à faire réaliser une étude sur l’impact des champs électromagnétiques sur l’environnement, la santé ainsi que sur la biodiversité. Cette étude a finalement été réalisée par l’Université Libre de Bruxelles (ULB) qui s’est chargée de la présenter au comité Revolth et à la Commission des bourgmestres.

"L’étude comportait deux volets", indique Marie-Christine Duhoux, première échevine de Seneffe. "Le premier volet proposait une revue de la littérature scientifique existante. Le second présentait quant à lui la législation européenne et internationale. Ces deux volets ont été réalisés entre le mois de mai et de septembre de l’année dernière. Une présentation complète de cette étude sera présentée très prochainement afin d’exposer de façon très concrète les résultats."

La Ministre souhaite également réaliser un travail législatif en vue d’établir des valeurs guides. Un décret sera donc étudié afin d’encadrer au mieux les effets cumulés des champs électromagnétiques. Ce décret intègrera des valeurs références recommandables afin de limiter les risques sur la santé. La ministre a finalement conclu en rappelant que le dossier concerne, pour le moment, l’aspect urbanistique du projet.

Pour rappel, le projet de la Boucle du Hainaut consiste en la réalisation par Elia d'une nouvelle ligne à haute tension aérienne de 380 kV de 84km de long, entre Avelgem et Courcelles et traversant 14 communes du Hainaut. La première étape à franchir dans le cadre de ce projet est la révision du plan de secteur, compétence qui relève de la compétence exclusive du ministre wallon de l’Aménagement du territoire, Willy Borsus (MR).