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Les fabophiles ont rendez-vous à Haulchin fin mars pour échanger les trophées récoltés dans les galettes des rois.

Il y a les adeptes du gâteau à la frangipane mais aussi les amoureux du petit objet moelleusement lové dans la pâtisserie, la fève. On appelle ces collectionneurs des fabophiles. Et pour la première fois en Belgique, ils pourront sympathiser à l’occasion d’une bourse organisée les 30 et 31 mars à Haulchin.

"C’est la première fois qu’un événement de ce type s’installe en Belgique. Nous avons créé récemment l’"Association belge des fous de la fève" (ABFF). Et c’est dans ce cadre-là que l’idée d’une bourse a germé", indique Annie Mabille présidente de l’association et grande collectionneuse.

Une quarantaine d’exposants sont attendus par jour, les 30 et 31 mars, sur cet événement où les fèves cohabiteront avec d’autres collections (timbres, monnaies, petits trains…) "Chez moi, on peut parler d’une passion ou d’une folie, née il y a cinq ou six ans". Mon neveu m’a offert quelques fèves, ensuite, j’ai commencé à glaner ces petits objets un peu partout, jusqu’à en accumuler entre 25.000 et 30.000. Ils peuplent mon grenier", s’enthousiasme Annie Mabille.

De plus en plus de forums et de sites personnalisés naissent pour favoriser les échanges entre fabophiles. Il est aussi possible d’acheter les fèves sur les brocantes et vide-greniers. "Avec notre bourse organisée à Haulchin, place du Bicentenaire, on développe un nouveau canal d’échanges. On espère rallier de nouveaux adhérents. Nous sommes une quinzaine aujourd’hui recensés en Belgique, bien moins qu’en France où l’on a pris l’habitude de conserver la fève après avoir mangé la galette des rois", constate Annie Mabille.

Pour la petite histoire, la fève tirerait son origine au temps des Romains. Au début de janvier, les saturnales de Rome, grandes fêtes en l’honneur de Saturne, élisaient le roi du festin grâce à une fève noire ou blanche. Entre-temps, la fève a pris bien des formes. C’est à la fin du XIXe qu’en Allemagne, on fabriqua les premières de porcelaines représentant l’enfant Jésus, mais aussi des porte-bonheur comme le fer à cheval ou le trèfle à quatre feuilles, avant de céder aux sirènes des dessins animés ou du marketing, jusqu’à glisser un petit lingot d’or dans la pâtisserie à la frangipane.