Cela fait plus de quatorze ans que la zone bleue existe sur la ville de Braine-le-Comte. Depuis 2006, elle a été étendue à cinq reprises. Toujours dans l’optique de l’étendre progressivement, le contrôle du respect de cette zone bleue va désormais être externalisé. "L’idée est de poursuivre au sein du groupe de travail de la mobilité la réflexion sur la zone bleue", précise le bourgmestre, Maxime Daye. "À partir du mois de juillet, mais réellement au mois d’août, on va déjà avoir une modification puisqu’avec l’externalisation, les contrôles seront beaucoup plus réguliers et drastiques. On va laisser une période d’adaptation pour sentir les choses et les analyser avec des citoyens. Et en fonction, revenir avec tout le plan de découpage de différentes zones qui avaient été proposées par la commission à l’époque."

Vient alors la question des critères des cartes riverains. "On ne touche pas à ces critères", explique l’échevin, Léandre Huart. "On garde ce qui a été fait depuis le départ. Notre volonté est de faire évoluer petit à petit la zone bleue et donc, ici, c’est uniquement le prestataire qui change."

Un passage à l’externalisation qui laisse sceptique le groupe Ensemble. En effet, pour le contrôle de régularité de stationnement, il se ferait au moyen d’un système électronique par interrogation de la validité des données consignées dans une base de données gérées par le concessionnaire. "Ça veut dire que des données privées comme l’immatriculation du véhicule ou encore le nom du propriétaire seront stockés et utilisés par une firme privée", ajoute Yves Guévar, conseiller communal qui souhaite avoir un avis positif de l’autorité de protection des données.

On le sait, la protection des données privées est de plus en plus d’actualité dans notre société après de nombreux scandales. Conscient du contexte, le collège a souhaité rassurer. "Évidemment, ce genre de société respecte bien le RGPD. Ils ne peuvent pas faire ce qu’ils souhaitent avec les données des particuliers. N’allons pas voir un problème, là où il n’y en a pas", déclare Léandre Huart.

Afin d’être transparent sur le sujet, le bourgmestre a proposé la demande d’un courrier affirmant la destination, ainsi que le traitement de données par la société si le contrat ne suffit pas. L’occasion de rajouter que la convention a été relue par la juriste de la Ville, et que celle-ci n’y voit aucun souci.