Depuis maintenant un an, les contacts et rencontres sociaux sont restreints. Une diminution difficile à vivre souvent renvendiquée par le secteur culturel, mais un secteur reste oublié : celui du volontariat. Base même du tissu associatif, le manque de contacts impacte aussi les associations. Ces dernières peinent à trouver des bénévoles dans cette période de pandémie. Et la plateforme, Give a Day, semble être un beau moyen de faire le lien.

Dans la région du Centre, deux communes sont déjà adeptes de l’interface : Braine-le-Comte et Seneffe. Et c’est à Braine, que le projet a commencé dans la région. "Fin 2020, le Plan de Cohésion Sociale de Braine-le-Comte s'est associé à l'asbl Give a day pour vous proposer une plateforme de volontariat disponible gratuitement pour tous les groupements présents sur le territoire de l'entité", explique la Ville. "Les associations brainoises peuvent renseigner exactement leurs besoins en terme de bénévolat, même lorsqu'il s'agit juste d'un coup de pouce ponctuel sur un projet ou une action."

Le fonctionnement est assez simple. D’un côté, les bénévoles postent leur profil sur la plateforme et deviennent visibles pour les associations. Nouveau ou expérimenté, toute personne a le droit de proposer ses services. Alors que de l’autre côté, les associations ont l’opportunité de repérer les bénévoles mais aussi de poster elles-mêmes une annonce. À Seneffe, par exemple, la commune a fait appel à la plateforme afin de recruter des conducteurs bénévoles pour le taxi social. L'interface est donc un parfait lien entre les deux parties.

Cette plateforme de volontariat, c’est l’idée d’un mouvement citoyen Give a Day. Et avec les années, le mouvement a créé un véritable objet de gestion du bénévolat et de l’aide de proximité pour les communes. "Give a Day peut vous aider à mettre en place une politique de gestion du volontariat local", écrit Give a Day sur son site internet. "Nous fournissons tous les outils web nécessaires: une plateforme de mise en relation des bénévoles sur la commune, un module de reporting et de gestion ainsi qu'éventuellement un bureau de volontariat local. Nous pouvons également vous aider à élaborer une stratégie et un plan d'action pour votre politique communale en matière de volontariat."

Sur toute la Belgique, l’interface répertorie déjà plus de 3.000 associations et 20.000 volontaires. Une gestion du partenariat qui a séduit plus d’une cinquantaine d’autorités locales. Et le phénomène se développe progressivement dans la Région du Centre.