Maxime Daye fait le point suite à des remarques émises par des citoyens.

Il y a quelques jours, la régie communale autonome (RCA) Braine Ô Sports se réjouissait des résultats de la piscine Sportoase pour l'année 2019. La RCA récupère par exemple un surplus de 114 666 euros (20% des recettes excédentaires) et également 82.249 euros de dépenses budgétisées mais non avérées. Soit 196 916 euros économisés par la Ville, qui est propriétaire de la piscine mise en gestion auprès du groupe Sportoase dans le cadre d’un partenariat public-privé basé.

Mais la présentation de ces résultats a laissé perplexe certains citoyens, dont les membres du collectif "Nous Autres". Notamment par rapport au fait que Sportoase récupère 80% du surplus des recettes et que la RCA en garde 20%. "Sachant que la commune paye le remboursement du prêt de la piscine, et qu’elle paye les frais de gestion de la piscine à travers la RCA qu’elle finance, en quoi est-il légitime de reverser 80% des surplus des recettes à Sportoase ? Une piscine, ce sont essentiellement des coûts fixes", observe André Couchard.

Et d'ajouter, par rapport au fait que Sportoase récupère 458 667 euros d’excédent de recettes mais que ses charges ont été augmentées de 524 106 euros : "D’où vient cette augmentation ? D’une augmentation des factures de management du groupe Sportoase ? Je fréquente la piscine quasi tous les jours, je parle avec les sauveteurs, le responsable piscine, et le manager de la piscine. Je n’ai rien constaté qui justifie cette augmentation."

Le bourgmestre Maxime Daye lui répond : "il est logique que plus la fréquentation augmente, plus les charges augmentent. Le traitement de l’eau est plus important s’il y a 200 personnes plutôt que 100. Le matériel se dégrade plus vite avec 200 personnes plutôt qu’avec 100, il y a donc beaucoup plus de réparation, il y a également plus de douche, plus d’utilisation des toilettes, plus d’utilisation des sèches cheveux, plus de nettoyage, plus de déchets à évacuer, plus de frais de sécurité, plus d’assurance à payer, etc."

En ce qui concerne les chiffres mis en avant, le bourgmestre brainois, qui est également président de la RCA Braine Ô Sports, se justifie également. "On ne peut pas comparer le bilan de la société Sportoase et les chiffres indiqués. Il s’agit d’un comparatif avec le plan d’affaires qui n’est rien d'autre que le budget prévu pour les 20 premières années de fonctionnement. Par rapport au plan d’affaires signé par les deux parties, Sportoase a du payer des charges en plus. Et de l’autre coté, effectivement, Sportoase a récupéré des recettes car le montant minimum à atteindre a été dépassé et il a été prévu que le surplus doit être partagé à concurrence de 80% pour la société Sportoase, et 20% pour la RCA Braine Ô Sports. Mais, le montant minimum des recettes à atteindre est plus élevé d’année en année. Ainsi, le surplus est chaque année en baisse."

Un coup dans l'eau de la piscine Sportoase, donc...