Il est devenu la solution pour le secteur culturel. Réseaux sociaux, plateformes de diffusion, live, le format vidéo s'impose progressivement depuis la crise sanitaire. Le centre culturel de Braine-le-Comte l'a bien compris, et a décidé de lui aussi en profiter. Le 8 mars, le centre a publié sa première capsule vidéo, Un br(a)in(e) de causette. Une interview informelle et ludique d'un artiste brainois, ou en tout cas, attaché à Braine-le-Comte. Musiciens, comédiens, producteurs, deux fois par semaine un artiste parle de son parcours, son art et ses actualités.

Le concept semble séduire les Brainois puisque l'épisode 0 a déjà été vu plus de 15 000 fois en moins d'une semaine. C'est d'ailleurs le directeur du centre, lui-même, qui s'est prêté au jeu pour le lancement de la vidéo. Face caméra, Joris Oster a répondu à quelques questions sur la situation du centre, mais aussi sur son projet. "Les retours sont extrêmement positifs", explique Joris Oster, directeur. "L'objectif, c'est de mettre en lumière les pépites de l'entité et ça commence bien. On espère que cela va continuer pour les prochaines." Et c'est bien parti, puisque le second épisode fait lui aussi plus de 10 000 vues. Un br(a)in(e) de causette accueillait Youri Delmoitiez, le chanteur du groupe The Stanfords. Guitare à la main, l'artiste reprend un de ses titres pour l'occasion. 

En plus de gagner en visibilité, le centre culturel a également voulu aider le secteur de la culture en difficulté. "Par l'interview, on espère que l'artiste touchera un autre public", ajoute Joris Oster. "Depuis le lancement, nous sommes contactés par des nouveaux acteurs de la culture. C'est bien de travailler avec des personnes que l'on connait déjà mais aussi d'apprendre d'autres horizons. Les invités parlent d'ailleurs d'endroits de Braine qui les ont marqué." Le secteur du tourisme pourrait également y trouver son compte. 

Et même si le concept a été spécialement pensé pour la période coronavirus, le centre voit plus loin. Le directeur confirme que ces capsules vidéos continueront, et ce, même après la crise. Le format et les fréquences de publication seront simplement adaptés à l'emploi du temps de chacun. "Nous avons pensé à faire des variantes", confie Joris Oster. "On pourrait faire une interview dans le cadre de la fête de la musique, un peu différente. C'est un outil qui nous permet de développer notre créativité pour nos évènements."

Et l'agenda est déjà bien rempli, pour une éventuelle reprise au mois de mai. Le centre compte déjà une vingtaine d'évènements programmée. Le secteur culturel est dans les starting blocks.