C’est un tout nouveau règlement qui sera d’application dans la commune de Braine-le-Comte. Le collège souhaite attribuer une subvention de dix euros par enfant à l’ensemble des mouvements de jeunesse de l’entité. Jusqu’à maintenant, l’aide apportée aux mouvements de jeunesse était gérée par le service communal des travaux. Elle était principalement matérielle, comme le transport des enfants lors des camps. "Les ouvriers communaux se chargeaient de les conduire jusqu’à leur camp en bus et parfois avec un camion pour le matériel", explique l’échevine de la jeunesse, Angélique Maucq. "Le coût estimé est d’environ 9 000 euros par an pour le service des travaux."

Force est de constater que ce dernier était confronté à des problèmes d’organisation. Les camps sont souvent programmés lors de la période de vacances scolaires. Mais voilà, c’est aussi au même moment que la période de congés d’une majeure partie des ouvriers communaux. De plus, la situation actuelle ne facilite pas la tâche, avec l’adaptation des horaires pour les ouvriers. "Pour la conduite des cars ou des camions, il faut également que le travailleur communal soit en possession d’un permis C", déclare l’échevin du service, André-Paul Coppens. "Nous avons constaté que, parmi les jeunes ouvriers, très peu le possédaient et les anciens eux partent petit à petit." Et faute de moyen, le service se retrouvait parfois avec deux voyages de mouvements différents à organiser.

Une situation qui a donc poussé le collège à prendre une décision. Suite à une réunion avec les mouvements de jeunesse, les autorités communales ont estimé que 700 enfants seraient inscrits depuis le début 2020. "L’ancien fonctionnement n’était pas équitable pour l’ensemble des mouvements", souligne Angélique Maucq. "Certains ne partaient pas en camp et ne recevaient pas d’aide financière contrairement aux autres."

Le montant de cette subvention a d’ailleurs été le sujet des débats. "Nous comprenons qu’il faut imposer un maximum pour ne pas être soumis à certaines obligations", commente le conseiller communal, Éric Berteau (Écolo). "Le petit soucis, c’est que les années antérieures, la commune dépensait 9000 euros. Si on divise cette somme par les 700 enfants, ça fait 13 euros par enfant et pas 10." Le groupe ENSEMBLE, lui, a également souligné la différence d'aide. "Ensemble refuse que l’aide apportée aux mouvements soit diminuée de 2 300 €", communique le groupe. C'est pourquoi ce dernier s'est abstenu lors du vote de ce nouveau règlement. 

Une dotation inférieure au service reçu précédemment qui froisse l’opposition. "Nous reconnaissons que certains mouvements pourraient y perdre", avoue Angélique Maucq. "Mais nous avons fait le parti pris de mettre tout le monde sur le même pied d’égalité. Certains recevront moins mais tout le monde recevra." Le bourgmestre, Maxime Daye, rappelle aussi que les 9 300 euros représentent un coût net avec la société de car extérieure sollicitée l’année dernière. "Ce n’est pas quelque chose que l’on retire aux mouvements puis qu’avant, ça ne concernait que les voyages et pas le reste de l’aide apportée aux mouvements", termine Maxime Daye. "Dix euros, c’était plus simple. Et d’ailleurs, le montant peut encore être modifié."

Une réunion sera organisée dans les prochains jours avec les mouvements de jeunesse pour discuter des informations pratiques de la subvention.