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Un citoyen a interpellé le collège communal durant la séance.

C’est un conseil communal pas comme les autres qui a eu lieu ce lundi soir à Braine-le-Comte. En prélude de la séance, une grosse centaine d’opposants au projet de porcherie à Ronquières se sont amassés devant l’hôtel de ville. Banderoles, calicots et affiches à la main ou masque de cochon sur le nez, ils ont montré leur mécontentement de manière pacifique dès 18 heures afin d’accueillir les différents membres du conseil communal.

"Nous voulions montrer à nos élus notre volonté de refuser le projet d'implantation de la porcherie industrielle à Ronquières", explique une membre du collectif anti-porcherie. "Nous ne cautionnons pas les horreurs que cela implique pour l'animal, la santé des humains, la détérioration de l'environnement, du paysage, des activités touristiques de l'entité et de Ronquières en particulier."

La séance du conseil communal s’est ensuite ouverte par une interpellation citoyenne sur le sujet, devant une assemblée spécialement garnie d’opposants à la porcherie. C’est Patrice d'Hernoncourt, l’un des citoyens mobilisé contre le projet, qui a pris la parole durant de longues minutes devant le bourgmestre, les échevins et les conseillers.

"Ce projet s’inscrit-il dans la Déclaration de Politique Communale dont la clé de voûte est le développement durable transversal, notamment quant aux circuits courts, aux produits locaux, à l’ADL, à la promotion de l’emploi, au tourisme et au bien-être animal ?", s’interrogeait notamment ce citoyen qui a demandé aux échevins concernés par ces matières si des études seraient menées.


C’est Leandre Huart, échevin en charge de l’urbanisme qui a répondu à cette interpellation citoyenne. "Dans le cadre d’une telle demande de permis, nous ne disposons pas en interne des moyens techniques pour étudier l’entièreté des domaines. Nous sommes contraints de nous référer aux avis des services wallons compétents", a-t-il débuté avant de rappeler la procédure d’une telle demande de permis et d’insister sur l’importance du bien-être animal, du tourisme et de l’agriculture locale.

L’échevin a ensuite conclu en expliquant que le collège attendait l’avis des fonctionnaires techniques et délégués de la Région wallonne. "Le collège n’est pas imperméable aux vivres et actions engendrées et sera le plus transparent possible", a-t-il toutefois ajouté.

Pour rappel, une date butoir a été fixée au 20 novembre pour que le rapport de la Région wallonne soit remis au collège communal. Il appartiendra ensuite aux élus brainois de prendre une décision. Pour rappel, la demande de permis concerne la construction et l'exploitation d'une porcherie d'engraissement pour 1 800 porcs à la rue du Tombois ainsi que la construction de diverses annexes.