Le 8 mars dernier, c’est la population belge qui était consternée devant l’assassinat de David P. à Beveren. Le corps de l’homme avait été retrouvé sans vie dans un parc, battu à mort par des jeunes en raison de son homosexualité. " Depuis deux ans, on observe que dans certains pays de l’Union européenne, comme la Pologne et la Hongrie, des atteintes systématiques à l’état de droit et aux libertés fondamentales. Que ce soient sur le plan de la justice, de l’enseignement, de la presse, de la liberté d’expression", énumère le conseiller Jean-Jacques Flahaux (Liste Braine). " Cela implique évidemment que les LGBTQIA+ aient des difficultés à pouvoir y vivre. Ceux-ci sont pointés du doigt sur la place politique, les obligeant à fuir loin de leurs racines et de leur famille."

Un député français a d’ailleurs proposé de déclarer l’Europe, zone de liberté pour cette large communauté. Soutenu par la majorité des parlementaires, il a été demandé à chaque niveau de pouvoir d’adopter la même résolution. C’est justement dans ce contexte actuel que le conseiller a déposé une motion. "Il s’ agit bien plus que d’une simple phrase", commente Jean-Jacques Flahaux. "C’est un message clair et puissant pour que l’ensemble des Européens puisse reconnaitre le droit d’aimer, sans risque d’agression ou d’actes malveillants. Il conviendra évidemment de mettre en œuvre cette résolution au quotidien."

C’est pourquoi le conseil communal demande au collège d’agir. "Notre commune pourrait élargir les compétences de l’échevinat de l’égalité des chances", propose la conseillère, Muriel De Dobbeleer (Ecolo). "Il pourrait intervenir dans la lutte contre la discrimination et les violences à l’égard des personnes LGBTQIA+. Nous demandons aussi au collège de présenter un plan d’ action pour garantir l’émancipation et l’ égalité de toutes et tous." L’occasion pour la Ville de mettre en valeur le nouveau service d’ égalité des chances, créé depuis quelques semaines maintenant.

Un amendement approuvé par l’ensemble des groupes politiques de la commune. Cette dernière prend donc ses responsabilités pour opérer dans ses rues, et ses quartiers. D’autant plus que cette problématique est d’actualité à Braine-le-Comte. "Nous avons énormément de demandes de changement de prénom de personnes qui changent de sexe", explique le bourgmestre, Maxime Daye. "À chaque fois que je signe un changement , ça m’émeut parce que je me dis que le droit belge donne quand même l’opportunité aux individus et aux citoyens de se sentir eux-mêmes."