Depuis quelques années, l'annonce d'orages sème un vent de panique dans la région où plusieurs communes ont déjà dû essuyer d'importants dégâts comme à Binche et Estinnes en 2017 ou encore Braine en 2018.

Évidemment, nul ne peut prédire avec exactitude les quantités d'eau qui seront déversées ni où les orages seront les plus intenses. Mais les intempéries ayant tendance à se faire plus violentes ces dernières années, les services communaux se préparent à toute éventualité.

C'est le cas à Braine-le-Comte où le Service Travaux prend systématiquement les devants. "Nous recevons les bulletins de l'IRM et chaque fois qu'une alerte orage est signalée, nous prenons toute une série de mesures pour éviter les dégâts", explique André-Paul Coppens, échevin des Travaux. "Nous vérifions avaloirs et exutoires dans tous les points bas. Nous vérifions aussi les niveaux d'eau des bassins, des étangs et de la zone d'immersion. Ici, ils sont très bas, car il a fait sec pendant longtemps."

Les précautions sont prises, mais les prières ne sont pas de trop pour autant. "On prie aussi pour que les intempéries ne soient pas trop intenses. S'il tombe 40l par m2, ça devient plus difficile à gérer. Les avaloirs, même lorsqu'ils sont dégagés, ont une capacité d'absorption limitée."

En espérant ne pas arriver à de telles extrémités, l'échevin et ses équipes restent sur le qui-vive. "Quand on annonce des orages, nous avons toujours une équipe en stand-by. Moi-même, j'ai une pelle dans ma voiture et je suis prêt à intervenir. Il ne faut parfois pas grand-chose. Comme nous habitons dans une région boisée, les eaux charrient parfois des branches et des feuilles qui bloquent les avaloirs. Une simple intervention permet dans ces cas-là de les libérer."