Des mesures ont été prises pour ne pas priver les citoyens de l'enquête publique.

Voilà un très gros projet qui pourrait modifier le paysage de la chaussée de Nivelles, à Manage : une centrale thermique gaz vapeur. Après avoir achevé l'étude d'incidence sur l'environnement, la société Bali Wind vient de déposer sa demande de permis unique pour "la construction d'une installation de production d'électricité Turbine Gaz-Vapeur (TGV) à cycle combiné fonctionnant au gaz naturel, d'une puissance maximale de 870 MW."

Cette méga usine est prévue sur un vaste terrain situé en face du commissariat de police de Manage, à la chaussée de Nivelles. Si elle voit le jour, elle pourrait subvenir aux besoins en consommation électrique de près de 600 000 ménages puisque l'électricité produite sera réinjectée sur le réseau de transport Elia. Rappelons que le gaz naturel est jusqu'à présent, après le nucléaire, la deuxième source d’énergie dans notre parc de production.

Cette future méga centrale thermique moderne serait construite selon les standards technologiques. "C'est un projet très classique et conventionnel de centrale de production électrique gaz-vapeur comme il en existe déjà en Belgique", explique Serge Baudhuin, chef de projet. "On en trouve par exemple à Drogenbos ou à Seraing. Ce sera grosso modo la même taille sauf qu'il n'y aura pas la grande tour de refroidissement de 90 mètres de haut que l'on retrouve là-bas."

Mais avant de penser à tout cela, les porteurs du projet doivent franchir l'étape de l'obtention du permis et de l'enquête publique. Celle-ci débutera le 14 avril. Mais au vu des diverses mesures prises en raison du coronavirus, l’ensemble du dossier sera téléchargeable sur le site internet des communes de Manage et de Seneffe dès le 14 avril.

Le gouvernement wallon a également décidé de prolonger les délais pour la tenue des enquêtes publiques devant se tenir durant la période de suspension décidée ce mercredi. Il a en effet été acté de suspendre ces délais de rigueur dès ce mercredi 18 mars pour une durée de 30 jours prorogeable deux fois pour une même période "parce que les restrictions de circulation et d’accès aux administrations restreignent les possibilités de participation du public". Ce qui signifie que l'enquête publique de la centrale se terminera au plus tôt à la mi-mai.