Les affaires courantes perdurent depuis plus d'un an. Et les négociations sont difficiles.

Comme dans la région Mons-Borinage, les bourgmestres du Centre composent en l'absence d'un gouvernement fédéral. Pour le mayeur de Binche, ça pourrait être pire. "Je préfère qu'il n'y ait pas de gouvernement, plutôt qu'un gouvernement MR-NVA que j'ai combattu plusieurs années", tranche Laurent Devin (PS). "Évidemment, j'aspire à la formation d'un nouveau gouvernement. Mais pas n'importe lequel. Les francophones se sont clairement exprimés sur leur gauche. Ils aspirent à un changement. L'actuelle coalition ne peut d'ailleurs pas être reconduite. Il faut donc que ces revendications puissent être portées."

À Braine-le-Comte, on se débrouille. Mais la formation d'un nouveau gouvernement reste très attendue. "Même en affaire courante, le gouvernement continue à enrôler les impôts en reversant ce qui nous revient. C'est la principale mesure pour notre budget, sans cela, nous ne pourrions plus fonctionner", précise Maxime Daye (MR). "Mais des urgences deviennent criantes, notamment en matière de justice. Si les magistrats ne peuvent plus traiter les dossiers que leur remettent nos policiers, un sentiment d'impunité va se développer. Il faut plus de moyens. Par ailleurs, on charge de plus en plus les communes avec les sanctions administratives, car la Justice n'a pas le temps de traiter ces dossiers. Mais là aussi, il faut des moyens. J'espère donc que nous aurons bientôt un gouvernement et qu'il ne faudra pas retourner voter. D'abord parce que les citoyens l'accepteraient mal. Ensuite parce que l'organisation d'élections a un coût pour les communes. À Braine, cela représente une dépense d'environ 20.000 euros."