Les jours se suivent et se ressemblent pour les bénévoles de l’association Paco Cat’s & Co. Active dans la région du Centre, cette dernière croule littéralement sous les demandes de prise en charge, alors que les naissances de chatons se multiplient. Depuis le 1er janvier dernier, ce sont 269 entrées qui ont été enregistrées, dont 62 pour cause d’abandon. Parmi ces chiffres, on récence par ailleurs 149 chatons et 50 nouveaux propriétaires sur liste d’attente, là où 33 chats adultes attendent de trouver leur nouvelle famille… Et où une seule demande d’adoption a été formulée.

"Nous sommes complet de chez complet, nous sommes contraints de refuser les demandes de prise en charge", regrette Sabrina Martorala, présidente de l’association. "Nos familles d’accueil poussent les murs comme elles peuvent, mais nous ne pouvons plus faire face. Hier, une jeune fille a recueilli six chats, dont deux femelles sont gestantes. C’est sans fin, nous avons des appels et des messages toutes les minutes."

La période de naissance de chatons complique évidemment la donne. "Nous avons récupéré les premiers chatons dès le mois de mars et aujourd’hui, nous en comptons une centaine. Ils ne seront cependant mis à l’adoption qu’aux alentours de leurs trois mois, après avoir été stérilisés et reçu deux vaccins, ce qui nous amène au mois de juillet. Nous sommes conscients que les naissances vont se calmer mais d’ici là, il nous est impossible de libérer de la place."

L’association ne fonctionne qu’avec l’aide de familles d’accueil. Mais celles-ci ne sont toujours définitives. "Nous demandons aux personnes qui nous contactent de nous aider au maximum en acceptant de devenir famille d’accueil d’urgence. Tout est pris en charge par l’association et cela nous permet d’être plus sereins en attendant que des places se libèrent." Aujourd’hui, les équipes peuvent compter sur une trentaine de familles d’accueil, fixes ou temporaires.

Un nombre important qui reste donc malgré tout insuffisant pour faire face. "Honnêtement, il y a des jours où nous sommes épuisés par ce contexte, par le fait que cela ne s’arrête jamais. Cela peut nous donner l’envie d’abandonner… Et puis on se ressaisit. Je suis dans la défense des animaux depuis 8 ans et même si j’ai parfois eu l’envie de lâcher, je ne l’ai jamais fait parce que je sais pourquoi je fais cela."

Ce mercredi, l’association a fêté son premier anniversaire. Mais le cœur n’était pas forcément à la fête.