La demande était formulée avec force depuis longtemps, elle a enfin été rencontrée. Depuis ce mardi, les bourgmestres reçoivent des rapports plus détaillés pour suivre l'évolution de l'épidémie de coronavirus sur leur commune. Les informations collectées par Sciensano sont transmises en Wallonie par l'Aviq et le centre de crise.

"Enfin", réagit Jacques Gobert (PS), bourgmestre de La Louvière. "C'est vrai que nous faisions cette demande depuis un moment. À présent que les bourgmestres ont des responsabilités supplémentaires pour gérer cette crise sanitaire, c'était vraiment nécessaire. J'ai reçu notre premier rapport aujourd'hui, ça semble bien fait. Ils s'engagent en outre à nous informer si des clusters devenaient inquiétants et nécessitaient des interventions plus ciblées."

C'est tout le but de ces informations détaillées: pouvoir travailler de façon plus chirurgicale, pour éviter de repasser par un confinement généralisé. Pour ce faire, les bourgmestres sont mis à contribution.

"Les données que nous recevons sont anonymes", précise Maxime Daye (MR), bourgmestre de Braine-le-Comte. "Je n'ai pas besoin de savoir que madame Dupont a le coronavirus. Les rapports nous offrent en revanche un des états des lieux des cas de covid dans la commune, ainsi que dans les collectivités telles que les maisons de repos. Nous pouvons voir aussi si des foyers apparaissent. Le premier rapport est arrivé ce mardi. Il y aura sans doute encore des petites choses à améliorer. Pour mieux gérer l'apparition d'éventuels clusters par exemple, il faudrait une cartographie plus précise. Les données reprennent en outre les chiffres de mars, ce qui peut fausser l'analyse. Mais c'est un bon début pour gérer la crise localement de manière plus efficace."