Tout comme beaucoup de particuliers ou d'institutions, les écoles secondaires, les hautes écoles et les écoles de promotion sociale de la Région du Centre veulent à leur tour prêter main forte aux réfugiés ukrainiens qui ont quitté les zones de combat. Depuis plus de 10 jours, plus d'un 1 million d'ukrainiens ont quitté leur territoire suite aux attaques russes. Désormais, ils pourront être accueillis dans les internats de certaines écoles.

"Nous préparons une classe d'accueil pour le 14 mars", explique Julien Bauduin, le directeur de l'Athénée provincial Raoul Warocqué à Morlanwelz. "Nous allons accueillir 15 enfants de 5 à 18 ans dans notre internat et 10 enfants qui seront logés avec leurs familles dans des logements sociaux, en partenariat avec la commune de Morlanwelz, la Croix-Rouge et le Samu social".

A l'Institut provincial Léon Hurez de La Louvière, c'est une collecte de vivres qui est mise en place. L'ensemble des dons collectés seront ensuite apportés aux pompiers de La Louvière qui se chargeront de leur distribution. Il en va de même pour l'Athénée provincial de La Louvière où plusieurs enseignants ont lancé une collecte de dons. "Nous sommes en train de mettre sur pied une opération de récolte de vivres que nous déposerons aux pompiers de La Louvière qui se chargeront de la redistribution", annonce Ingrid Laffineur, la directrice de l'Ipes Léon Hurez. "A l'Athénée provincial de La Louvière, plusieurs enseignants ont lancé un appel à vivres, matériel médical, produits d'hygiène et matériel divers tels que bougies, allumettes, piles", explique Santino Santangelo, le directeur adjoint.

Du côté de Binche et de Carnières, l'Institut Provincial d'Enseignement Charles Deliège (ou l'IPCD) amène également son aide aux réfugiés ukrainiens. La professeur et enseignante en éducation à la santé, Nadia Martines, s'occupe de collecter notamment des produits d'hygiène et des médicaments qui seront ensuite distribués. "Notre professeure infirmière, madame Martines, se charge à l'instant de contacter la Croix-Rouge ou la ville de Binche pour ensuite organiser l'enlèvement des marchandises", explique Antonella Di Mattia, coordinatrice pédagogique à l'IPCD Binche-Carnières. "Elle va organiser le tri avec les aides-soignants mais nous aurons l'aide des autres sections pour atteindre l'objectif. Nous allons récolter des nécessaires pour l'hygiène (gel douche, shampooing, dentifrice déodorant, protection féminine, lingettes, couches pour bébé) ; des denrées non périssables (conserves); des médicaments (anti-douleur, anti-inflammatoire)".