Sur le pont depuis le mois de mars, les équipes hospitalières sont à bout de souffle. La lutte contre la crise covid-19 est pourtant loin d’être terminée, au regard des chiffres de contamination. Heureusement, la solidarité continue de s’organiser. Les différents hôpitaux de la région peuvent en effet compter sur le soutien de citoyens engagés, prêts à retrousser leurs manches pour apporter leurs pierres à l’édifice.

Du côté de Jolimont, 15 volontaires renforcent actuellement les équipes. "Ils sont le plus souvent mobilisés entre 15 heures et 19h30 la semaine et les week-end", précise Sophie De Norre, responsable de la communication pour le groupe. "Ils intègrent les unités de soins, hors covid bien sûr, par exemple la gériatrie, mais aussi les pharmacies, le service linge,… Le week-end, ils aident à la distribution des repas. C’est un renfort fort apprécié des équipes."

Même constat du côté du CHU Tivoli, qui n’avait pas officiellement lancé d’appel aux volontaires. "Ce sont des personnes qui sont venues se présenter à nous spontanément", précise Cynthia Colson, en charge de la communication. "Une équipe de 10 à 12 bénévoles s’est ainsi formée, assez naturellement." Les profils sont divers mais certains d’entre eux bénéficient d’une formation aux soins car il s’agit de soignants retraités.

"Il n’est évidemment pas question de mettre n’importe qui dans les services de soins. Toutes les personnes qui travaillent chez nous sont formées aux strictes procédures d’hygiène. Nous veillons à la qualité des soins et à l’encadrement des patients par des personnes qui sont qualifiées. Si une ancienne infirmière pourra prodiguer quelques soins car elle y est formée, il n’est pas question que quelqu’un sans bagage infirmier fasse de même."

Parallèlement, la cellule de mobilité interne, déjà mise en place lors de la première vague, a été relancée. "Elle concerne des membres du personnel qui, compte tenu de la réorganisation de l’activité hospitalière, ont vu leur charge de travail diminuer. Ils se sont portés volontaires pour intégrer la cellule et donc réaliser un métier qui n’est pas forcément le leur." Preuve qu’en cette période de crise, il faut aussi accepter de s’adapter à la réalité de terrain…