Après la mort de sa maman, Marianna Wéry est devenue auteure et conférencière.

D’abord effondrée et dans l’incompréhension, Marianne Wéry a décidé de se relever et de sortir plus forte encore de l’épreuve qu’elle a vécu il y a maintenant quatre ans : la perte de sa maman des suites d’une broncho-pneumopathie chronique obstructive, plus simplement appelée bronchite chronique.

« C’est une maladie silencieuse, sournoise, addictive et mortelle. Elle ne se nourrit que de fumées de tabac », explique la Chapelloise. « Il a été difficile pour moi de me remettre de son décès, j’essayais de comprendre. Je me posais une multitude de questions : pourquoi avait-elle continué à fumer malgré les risques, pourquoi n’était-elle pas parvenue à arrêter,… ? »

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En guise de thérapie, Marianne Wéry a couché sa souffrance sur le papier. « J’écrivais ce qui me passait par la tête : mon enfance, les habitudes de maman, pourquoi elle fumait, dans quelles circonstances,… J’ai ensuite retracer la maladie : son déclenchement, son évolution, la mort, le deuil. Lorsque j’ai compris que maman avait souffert d’une addiction, il a été plus facile d’avancer. »

Son manuscrit en main, la quinquagénaire sollicite le pneumologue de sa maman pour une relecture. « Je voulais simplement valider les aspects techniques. Deux jours plus tard, il m’appelait pour me dire qu’il avait appris beaucoup de mon témoignage, que je devrais publier. Il était convaincu que cela pourrait aider d’autres personnes car je décrivais avec des mots simples une maladie encore trop souvent sous-estimée. »

La machine s’est finalement mise en route : un éditeur était cherché et trouvé, d’abord à Paris et ensuite à Mons via les Editions du Rapois. Dans la foulée, l’écrivaine devenait romancière et conférencière. « Je donne des conférences un peu partout à Mons, La Louvière, Namur, Bruxelles, Charleroi mais également dans les écoles. J’évoque le tabac d’une façon bien différente, je ne donne pas de leçon de moral. »

Preuve que l’approche séduit, 18 personnes sont revenues vers Marianne pour lui annoncer que le déclic avait eu lieu et qu’elles avaient arrêté de fumer. « Je ne me substitue pas aux médecins, je ne parle que de ce que je connais. Mais si j’aide quelques personnes, alors j’ai tout gagné. » Évidemment, en cette journée mondiale sans tabac, la démarche prend tout son sens.