Pas d'accords ni d'exclusives, tout est ouvert

La liste Braine avait décroché la majorité absolue en 2012, qu'elle avait ouverte au PS. Entretemps, Jean-Jacques Flahaux a passé le témoin à Maxime Daye dans un contexte difficile. L'ancien bourgmestre pousse la liste, le nouveau emmène les troupes. La prouesse de 2012 sera-t-elle à nouveau effectuée ?

Ensemble espère bien que non. "Notre objectif, c'est qu'il n'y ait plus de majorité absolue", annonce Pierre-André Damas. "Ce n'est pas sain quand un seul groupe peut prendre les décisions pour tout le monde. Pour le reste, c'est le citoyen qui parlera. Si nous devons entrer en coalition avec un autre parti, nous verrons ceux avec lesquels nous avons le plus d'affinités. La consultation des citoyens et les nouvelles technologies pour une ville connectée sont des thèmes qui nous sont chers. D'autres en parlent également."

Le PS est prêt à continuer. "Si les électeurs nous font confiance, nous sommes prêts à assumer nos responsabilités comme nous l'avons fait jusqu'à maintenant", indique Olivier Fievez. "Nous allons vers six années charnières durant lesquelles nous allons planter les fonds baptismaux d'une commune saine. Il faudra donc des gens sérieux autour de la table pour travailler dans la sérénité."

Si sa liste obtient à nouveau la majorité absolue, Maxime Daye annonce qu'il l'ouvrira à nouveau. "Il n'y a aucun accord pré-électoral, le jeu est ouvert", souligne le bourgmestre. "Si nous sommes premiers et avons la main, nous irons naturellement vers des personnes avec qui on s'entend bien. Si nous perdons dix sièges, il faudra se remettre en question. Il ne faut pas aller au pouvoir pour dire d'y aller."

Pour Ecolo, l'important est de pouvoir peser dans la balance. "C'est avant tout l'électeur qui décidera", relève Nino Manzini. "S'il y a un message fort pour Ecolo et que nous augmentons notre nombre de sièges, nous serons prêts à prendre nos responsabilités. Mais pas pour faire de la figuration. Nous sommes là pour faire avancer les choses."