Plusieurs zonings composent le territoire manageois

À Manage, le taux de chômage reste particulièrement élevé, atteignant près de 21%. Autant écrire qu’attirer les entreprises et créer de l’emploi est un enjeu de taille pour les autorités. Si deux zonings sont pratiquement remplis, un troisième est en passe d’être mis à la disposition des investisseurs. Le Gibet, idéalement situé, pourrait entrainer la création de quelque 1300 emplois. Mais comment faire pour assurer ces créations d’emploi tout en garantissant le bien-être et le confort des riverains déjà installés dans la commune ? C’est la question posée par la DH aux différents chefs de file.

Pour Pascal Hoyaux (PS), actuel bourgmestre, la plupart des zonings existants ne sont par source de problèmes pour les riverains puisqu’ils sont pour la plupart situés en extérieur de ville. « Les terrains qui sont destinés aux entreprises doivent être mis à leur disposition. Et lorsqu’une entreprise fait faillite, il est important qu’ils soient dépollués s’ils doivent l’être et réutilisés. »

Une position que partage le MR de Thierry Thuin. « Personne ne peut être contre l’idée de créer de l’activité. Mais Manage n’est pas un énorme territoire et créer ces zonings tout en préservant le confort des riverains n’est simple. Certains habitants du zoning du Scailmont se retrouvent en conseil d’État parce qu’ils subissent des nuisances alors qu’on leur avait garanti que ce ne serait jamais le cas… Les zonings ont des répercussions sur la mobilité, sur la création d’emplois et ils sont encore trop souvent construits à proximité des habitations. Il faut trouver un juste équilibre. »

Cet équilibre est pareillement souhaité chez Ecolo. « Il n’y a pas trop de zonings, il faut continuer à attirer les entreprises mais il faut avant tout remplir les zones d’activité économiques existantes, que ce soit à Manage ou dans les communes voisines. Les zones tampons décidées aux abords des habitations doivent à tout prix être respectées pour garantir le bien-être des citoyens », insiste Yves Castin.

De son côté, Annie Cotton (UPM) estime qu’une urbanisation excessive n’a pas de sens. « Les emplois créés ne sont pas toujours manageois et trop de sites existants sont abandonnés et toujours pas dépollués. Il faut veiller à ce que les sites industriels soient reconvertis, il y des chancres sur lesquels des actions doivent être menées. » Concernant le Gibert, la conseillère sortante est consciente qu’il est « trop tard pour réagir » mais entend rester attentive à la destination du site, promis aux entreprises actives dans l’agroalimentaire.

Enfin, pour Hafid El Banouti (cdH), il est du devoir des autorités de veiller au confort des riverains déjà installés. « Aucun zoning ne devrait voir le jour à proximité directe des habitations parce que les nuisances sont inévitables, qu’elles soient sonores, visuelles ou liées au charroi. Si de l’emploi est créé, c’est positif mais ce n’est pas la seule chose qui doit être prise en compte. »