Les tensions internes au PS poussent le bourgmestre à la réflexion

Au lendemain du scrutin, Pascal Hoyaux ne cachait pas son étonnement face au succès du Parti Socialiste, qui a récolté ce dimanche soir 63,24% des suffrages, faisant donc mieux qu'en 2012 (+1,48%). Le PS s'octroie ainsi 22 sièges, soit deux de plus que sous l'actuelle mandature. "22 sièges… C’est un carton plein ! Entre les tensions internes et la campagne de dénigrement que j’ai vécu, je ne m’imaginais pas cela, je pensais que nous allions perdre quelques sièges”, admet-il.

Mais à ces réjouissances s'invitent quelques craintes et interrogations. En effet, les tensions internes au PS manageois laisse planer quelques doutes quant au bon déroulement de cette nouvelle mandature. Rappelons que Pascal Hoyaux devait convaincre alors que face à lui, au sein du même parti, Bruno Pozzoni (actuel échevin des travaux) s'était déclaré officiellement candidat-bourgmestre. Ce dernier termine finalement avec avec 2475 voix de préférence, soit juste derrière Pascal Hoyaux, qui en totalise 3692.

Comment le maïeur envisage-t-il cette collaboration alors que le travail d'équipe était de plus en plus difficile? “Aujourd’hui, je vais prendre soin de ma santé, prendre un peu de repos et surtout, de recul. Je ne souhaite pas revivre les six années que je viens de passer, et ce même si je l’ai emporté sur mes rivaux politiques. Ma famille en a souffert, il n’en est donc pas question. Ce n’est pas évident. Je verrai ce qu’il y a lieu de faire dans l’intérêt général du parti et de la commune, je vais peser les possibilités.”

Impossible d’en savoir plus auprès du bourgmestre. Pourrait-il ouvrir sa majorité ? “Nous ne l’avons pas fait en ayant 20 sièges, pourquoi le ferions-nous en en ayant 22 ? Il faut que chacun reprenne ses esprits et réfléchisse.”