Certains partis ne ferment aucune porte si ce n'est celle des extrêmes

C’est la dernière ligne droite pour les partis lancés dans la campagne électorale. Ce dimanche, tous les candidats seront fixés sur leur sort : ils sauront si oui ou non, ils sont parvenus à convaincre l’électeur. Si le choix des urnes sera irréfutable, certains partis entameront les discussions pour former une majorité. Alors, avec quel parti se verraient-ils négocier, avec quel programme ont-il des affinités ?

Difficile d’obtenir une réponse auprès de Pascal Hoyaux (PS). « J’ai vu beaucoup de photos jusqu’à présent mais peu de programme. Je pense que c’est au soir des élections, en fonction des résultats, que les choses se feront. Si nous devions cependant former une coalition, ce serait plutôt avec un parti de gauche. »

Pour le MR, « il y a de bonne idée dans chaque parti » et les discussions seront possibles avec tous hormis les extrêmes. « Notre seule condition, c’est d’être ouvert au dialogue et désireux de travailler dans l’intérêt de la commune. » Et Thierry Thuin, conseiller sortant, d’ajouter : « Nous ne fermons aucune porte et surtout pas au PS car, bien que leur programme manque d’ambition, ils ont des idées similaires à celles que l’on défend. »

Pour Ecolo aussi, si choix il y a, la réflexion sera de mise. « Plusieurs points que nous défendons se retrouvent dans d’autres programmes. Si Ecolo a l’opportunité de participer à une majorité, nous assumerons nos responsabilités. Nous sommes prêts à discuter avec tout le monde, excepté les extrêmes. Si des points communs sont soulevés, une relation de confiance devra s’établir », insiste Yves Castin.

Chez UPM, rien n’est défini. Mais Annie Cotton insiste : seuls la transparence, le respect des citoyens et la bonne gouvernance feront la différence. « Il est trop tôt pour parler coalition. Aujourd’hui, nous ne voyons rien dans l’attitude du PS qui nous permet de dire qu’ils vont dans le bon sens et qu’ils ont la volonté de changer les choses. Mais sait-on jamais. »

Enfin, Hafid El Banouti (cdH) précise que des contacts ont été amorcés avec le groupe Ecolo. « Mais rien de concret n’est fait, nous attendons les résultats des élections. » Humanistes et Verts pourraient-ils s’unir ? « Pourquoi pas ? On est plus fort ensemble que chacun dans son coin », conclut le chef de file.