La présence policière sur le terrain a été renforcée.

Depuis ce mercredi midi, les citoyens sont tenus de rester chez eux afin d’éviter un maximum de contact en dehors de leur famille proche. Sauf pour quelques exceptions. Même si la Première ministre Sophie Wilmès en appelle à la responsabilité des citoyens, il a été demandé à la police de faire respecter ces nouvelles règles. La région du Centre ne fait évidemment pas exception.

"Il est certain qu'il y aura des contrôles en rue et des contrôles routiers", prévient le commissaire Paul de la zone de police Haute Senne (Soignies, Braine-le-Comte, Ecaussinnes et Le Roeulx). "Nos équipes sont en route sur le terrain. Il s'agit de personnel déjà prévu à la base mais qui a été affecté à ces tâches. Il faut surveiller le respect des mesures mais aussi par exemple faire la circulation aux abords de certains supermarchés à cause des files de voitures."

Jusqu'à présent, l'ensemble des mesures semble plutôt bien respecté par la population ainsi que par les commerçants et l'Horeca. "Depuis vendredi soir, la présence policière sur le terrain est renforcée suite à la mise en place des précédentes mesures (Ndlr : fermetures des cafés et restaurants notamment)", explique Cristina Iacono, porte-parole de la police locale de La Louvière. "Donc nous continuons donc sur la même ligne avec ces nouvelles mesures."

Des contrôles pédestres et routiers seront menés dans les rues de La Louvière, comme ailleurs, mais la police aura d'abord un rôle de sensibilisation. "Nous ne manquerons pas de faire remarquer aux gens qu'il faut respecter les pratiques de confinement", poursuit Cristina Iacono. "Notamment vis-à-vis des jeunes. Mais nous ne voulons pas faire de la répression pour le plaisir. Il faut surtout faire passer un message et que les gens comprennent que c'est pour leur bien."

La police fédérale se veut en revanche plus directe et stricte. "Toute personne ne respectant pas l'interdiction de rassemblement sera immédiatement sanctionnée, conformément à l'art. 187 de la loi du 15 mai 2007 relative à la sécurité civile (emprisonnement de huit jours à trois mois et amende de 26 à 500 euros, ou d'une de ces peines seulement)", souligne la police fédérale dans son communiqué.