C’est son cheval de bataille. Ce mardi, le député wallon, François Desquesnes (CDH), a de nouveau interpellé la ministre wallonne de l’Environnement, Céline Tellier (Ecolo), sur l’avancement du dossier de la consigne sur les canettes et les bouteilles en plastique. Un débat qui anime régulièrement le parlement wallon, qu’importe la couleur politique, mais aussi le secteur avec les producteurs et les vendeurs de ces récipients.

Comme le pointe François Desquesnes, la situation avance dans nos pays voisins, comme aux Pays-Bas qui passera à la consignation des petites bouteilles en plastique dans cinq jours. Du côté du Grand-Duché du Luxembourg, les propos de la ministre en charge de l’environnement résonnent également dans les têtes. Cette dernière annonçait vouloir prendre des décisions au sein du Benelux.

"Chez nos voisins flamands, deux communes sur trois ont déjà rejoint l’alliance pour la consigne", ajoute François Desquesnes. "Puis, il y a eu une initiative de bourgmestres qui se sont exprimés, et dont une partie est d’ailleurs des parlementaires wallons de toutes couleurs politiques. Et 110 bourgmestres ont répondu positivement à cet appel, un appel qui est clair. En Flandre, on en discute, à Bruxelles, on dit oui de principe. Où en est la Wallonie ?"

Alors que les résultats d’évaluations environnementales et socio-économiques des primes de retour sont attendus pour le mois de septembre, la ministre wallonne a souhaité rassurer. "Les auditions des principaux partis prenants et la commission interrégionale de l’emballage seront des éléments très précieux pour disposer des éléments nécessaires dans ma prise de décision", explique Céline Tellier. "J’ai déjà entamé une série de consultations en attendant ces prochaines étapes, pour agrandir ma connaissance des impacts aussi bien positifs que négatifs de l’instauration d’une consigne par rapport notamment au système de prime de retour qui est testé."

L’élue rencontrera, avant la fin du mois de juin, d’autres intervenants comme Test-Achat, ou encore Fostplus, pour faire le point sur les pistes concrètes. L’occasion d’également confirmer les contacts entre les différents cabinets de ses homologues au fédéral, et aux autres régions. "Nous continuons à construire le dossier collectivement, et très sérieusement, car l’enjeu est important", souligne Céline Tellier. "Il y a en effet, un problème de malpropreté en Wallonie qui ne semble pas s’améliorer. La Wallonie n’est pas une poubelle et nous devons redoubler d’efforts."

Le débat semble donc avancer en Wallonie, ainsi qu’à l’échelle du pays. Et pas seulement pour les canettes et bouteilles en plastique, puisque d’autres actions ont été menées. "Je prône un éventail d'actions qui travaillent en synergie et qui permettent d’aboutir sur un changement de comportement sur le terrain", poursuit Céline Tellier. "Sans être exhaustive, dans cette panoplie d’actions, on peut citer l’augmentation des amendes pour l’abandon de déchets sauvages, l’accroissement du nombre d’agents pour la répression et encore, la professionnalisation du travail des communes à travers la mise en place de plans locaux de propreté."

Les résultats d’évaluations concernant la prime de retour seront donc attendus de pied ferme par le député sonégien, François Desquesnes. Verdict dans un peu plus de deux mois.