Première réunion et premières tensions, autour du projet de la RAAL de construire un stade sur le site du Tivoli, à La Louvière. Ce mardi, la ville et le club se sont réunis afin de faire un premier point sur le dossier, retenu dans le cadre de l’appel à projets lancé par cette dernière dans l’objectif de redynamiser le site. Au lendemain de cette rencontre, la ville parle d’une "réunion difficile, qui a vu les délégations de la RAAl et de la ville se heurter aux obstacles juridiques et techniques déjà pointés du doigt en juin dernier lors de la prise d’acte du projet par le collège communal."

À ce stade, l’ensemble des points n’a pu être abordé par les deux parties et d’autres rencontres seront dès lors prévues. Mais du côté de la ville, on entend rappeler "que l’appel d’offres concerne un terrain public qu’il s’agit de gérer selon les procédures publiques adéquates." Parmi les obstacles rencontrés, la nécessité de "garantir l’accessibilité du site à toutes les sociétés sportives indistinctement", et donc également aux membres de l’URLC, comme l’avait souligné le bourgmestre Jacques Gobert (PS) en juin dernier.

"Cette condition d’intérêt collectif semble à ce jour constituer un obstacle important pour la RAAL", précise encore la ville. Cette dernière avait bénéficié d’un leg de la famille Orban à condition que deux closes soient respectées, la première étant l’affectation des terrains à des fins sportives, la seconde que les infrastructures restent en tout temps accessibles, à toutes les sociétés sportives sans distinction. Cette close était explicitement mentionnée lors de l’appel à projets de la ville, au risque que les dossiers soient d’emblée frappés d’une décision d’irrecevabilité.

Par ailleurs, d’autres obstacles et conditions imposées par la RAAL avaient été mentionnés par le collège communal après analyse du dossier, par exemple la prise en charge des travaux d’aménagements des abords du stade pour une première estimation de quatre millions d’euros ou l’obtention d’un permis sans conditions. Une condition juridiquement intenable pour la ville, cette dernière n’ayant qu’un avis consultatif sur le dossier, avant une décision officielle du fonctionnaire-délégué de la Région wallonne chargé, lui, de remettre un avis.

"Toujours enthousiaste, la Ville de La Louvière souhaite surmonter ces difficultés et trouver des solutions afin que le dossier aboutisse dans les délais et les budgets qui seront définis. Mais le collège communal doit s’assurer que les intérêts de la collectivité seront suffisamment pris en considération et compte sur la volonté de chacun pour avancer en ce sens", insiste encore le collège communal. Un collège qui insistait, en juin, sur sa volonté de solutionner tous les problèmes rencontrés en amont, afin d’éviter une saga digne du dossier Strada...