Il n’aura pas fallu bien longtemps pour que les premières tensions apparaissent entre les autorités communales louviéroises et la RAAL, seule candidate à avoir soumis une proposition dans le cadre de l’appel à projets de la ville en vue de redynamiser le site du Tivoli. Ce mercredi matin, cette dernière évoquait "une première réunion difficile", les délégations de chaque partie se heurtant "aux obstacles juridiques et techniques déjà pointés du doigt lors de la prise d’acte du projet par le collège communal en juin dernier."

Quelques heures avant son départ vers l’Espagne, Salvatore Curaba, à l’initiative du projet de construction d’un nouveau stade dans la cité des Loups, a décidé de réagir. "Après le communiqué et l’interview de la ville le 30 juin dernier, j’ai demandé à Jacques Gobert d’organiser, au plus vite, une réunion car je trouvais les propos de la ville incomplets", explique-t-il. "Il y avait six points qui laissaient la porte ouverte à des interprétations dont, entre autres, la demande de quatre millions par la RAAL."

Pour rappel, c’est le montant annoncé par la ville pour envisager l’aménagement des abords du site si le projet venait à voir le jour. "C’est faux, totalement faux", insiste Salvatore Curaba, qui regrette l’absence du bourgmestre à la première réunion de ce 13 juillet. "Il y avait approximativement 10 personnes de la ville, dont l’échevine du patrimoine et l’échevin des sports. Le bourgmestre n’était pas présent. L’objectif était simple : éclaircir les zones d’ombre de l’interview, se mettre d’accord et préparer une communication commune. La ville n’a souhaité discuter que de la recevabilité de notre réponse."

Rapidement après la prise de connaissance du projet du club, la ville avait émis des doutes quant à la recevabilité du dossier, estimant que certaines de ses exigences ne permettaient pas de travailler dans l’intérêt commun ni de respecter les closes imposées par la famille Orban, qui a cédé les terrains du Tivoli à la ville. "Malheureusement, cela n’a pas été une réunion positive. Je reconnais ne pas avoir été bon. Je me suis trop vite énervé face au manque d’ouverture et au manque d’empathie.", concède encore le porteur de projet.

"Pourtant, je vous assure que j’ai beaucoup d’expérience. Et je m’étais conditionné pour rester calme. Mais le naturel revient toujours au galop. Malgré mon âge, je suis resté cet adolescent de quartier, révolté face aux attitudes négatives, aux mensonges et aux injustices. De manière sincère, je ne sais pas quelle sera la suite de ce projet de stade." Pour la région du Centre, les amoureux de football, de rugby et d’athlétisme, le club espère faire aboutir le dossier. "J’espère que l’on trouvera des solutions et qu’on ne donnera pas raison aux personnes qui ne croient pas à ce projet de stade."

Tant le club que la ville réitèrent le souhait de trouver un accord afin que le dossier avance et que le projet n’en reste pas au stade du doux rêve. Pour l’heure, pourtant, les premiers signes ne sont guères positifs.