La nuit a, à nouveau, été difficile pour les habitants des villages de Petit-Roeulx-lez-Braine et Steenkerque, sur l'entité de Braine-le-Comte. Seulement deux semaines après les inondations du 4 juin, les riverains de plusieurs rues ont fait face à d'importantes coulées de boue durant la nuit de ce jeudi à vendredi, suite aux fortes précipitations.

Les pompiers ont rapidement été appelés par les riverains, dès ce matin, pour désencombrer les routes devenues impraticables. Aidés par le service travaux de la commune de Braine-le-Comte, les pompiers ont été mobilisés en nombre pour pouvoir répondre à la demande. 

Les habitants n'ont pas été épargnés par la météo, comme à la Route de Petit-Roeulx, longée par l'étang du Plouy et une source d'eau. Celle-ci est actuellement toujours fermée à la circulation. "Le service travaux est sur place pour dégager les voiries avec les pompiers", publie l'échevin brainois, André-Paul Coppens tôt ce vendredi matin. D'autres interventions ont également été menées à Hennuyères, mais pour des dégâts mineurs selon les pompiers.

Heureusement, les dégâts ne sont que matériels. Heureusement certes, mais aussi malheureusement pour les riverains de ces villages, touchés deux fois par des coulées de boue torrentielles en l'espace de deux semaines. Pour rappel, le 4 juin dernier, d'abondantes précipitations s'étaient abattues sur plusieurs communes de la région et Braine-le-Comte avait été l'une des plus touchées. La circulation des trains avait même été arrêtée à la gare de la ville, où les marquises s'étaient effondrées.

La Ville de Braine-le-Comte souhaite d'ailleurs introduire, auprès de la Région wallonne, une demande officielle de reconnaissance comme calamité naturelle publique, concernant les fortes pluies du vendredi 4 juin.

Le moral est au plus bas. "Pas de photo car c'est déjà assez difficile pour les citoyens touchés une nouvelle fois", termine André-Paul Coppens dans sa publication Facebook. Il faut dire que l'accumulation des épisodes d'inondations, cinq faits en dix ans, commence à peser sur les épaules des villageois.