Se dirige-t-on vers une seconde vague de contagion ? Les derniers chiffres communiqués par le centre de crise et le SPF Santé Publique ne -sont en tout cas pas très rassurants. Tant le nombre de contaminations que d’hospitalisations augmente depuis plusieurs jours maintenant. Dans les hôpitaux, on redoute ce rebond mais on se dit prêt à faire face.

Du côté de Tivoli, à La Louvière, on confirme une légère reprise de l’épidémie. "Pas d’affolement mais de la prudence", insiste-t-on. "La vitesse de contagion n’est pas comparable à celle que nous avons connue mi-mars mais les choses pourraient s’inverser si nous ne sommes pas prudents." Plusieurs patients sont aujourd’hui hospitalisés dans une unité à nouveau convertie en unité covid.

Cette dernière n’est pas remplie mais pourra accueillir jusqu’à 16 patients. "Nous avons refait le point sur le matériel disponible et tout est au point à ce niveau-là, nous avons des stocks suffisants." On est donc bien loin de la situation déplorée en mars dernier, avec une crise qui avait surpris tout le monde et surtout, du matériel médical manquant.

À l’heure où les chiffres semblent repartir à la hausse, la première étape reste le dépistage (en cas de symptômes, de nécessité avant un départ en vacances, au retour de vacances d’une zone classée orange ou rouge ou encore avant une hospitalisation). Des centres de testing sont ouverts à La Louvière ou à Binche.

"Au niveau de notre service des urgences, nous n’autorisons plus d’accompagnement du patient, sauf pour un enfant, une personne âgée ou à mobilité réduite. À partir de ce samedi, nous allons réinstaller un tri plus serré au niveau de l’entrée des urgences." Le mot d’ordre reste extrêmement clair et simple : respecter les consignes de port de masque, de désinfection des mains ou encore d’accompagnement dans les services.

Un mot d’ordre qui est identique du côté de Jolimont où, à ce stade, la situation reste stable. "Deux patients ont été admis en soins intensifs vendredi dernier et y sont toujours hospitalisés mais à ce jour, il n’y a pas lieu de s’inquiéter outre mesure", précise-t-on. Les hôpitaux restent en tout cas en état d’alerte et adopteront les mesures nécessaires en cas de nouveau pic de contamination et d’hospitalisation. La crise n’est donc pas derrière nous, que du contraire.