C’est une bouffée d’oxygène dont ne se privera pas le CPAS de La Louvière. Pour venir en aide aux personnes qui en exprimeraient le besoin, une enveloppe de pratiquement deux millions d’euros lui est accordée par le gouvernement fédéral. Ces budgets supplémentaires sont évidemment bienvenus alors que la crise économique et sociale est loin d’être derrière nous.

Depuis plus de six mois déjà, celle-ci impacte de nombreux louviérois : artistes, étudiants, intérimaires, indépendants, chômeurs temporaires, travailleurs de l’événementiel,… Les soutenir pour qu’ils gardent la tête hors de l’eau est crucial. "Le véritable avantage de cette aide, c’est qu’elle n’est pas destinée qu’à nos bénéficiaires", souligne Nicolas Godin (PS), président du CPAS de La Louvière.

"Toute personne capable de justifier des difficultés en raison de la crise peut y prétendre. Il peut s’agir d’une perte d’emploi, de la difficulté à faire face à une augmentation du coût de vie, aux factures énergétiques, aux frais médicaux et de scolarité ou encore aux coûts liés au logement. Chaque dossier sera analysé au cas par cas."

Autant écrire qu’un travail colossal s’annonce pour les agents du CPAS. "Prouver que les difficultés sont inhérentes à la crise ne sera pas simple pour les demandeurs, analyser les dossiers ne sera pas simple pour nous. Mais c’est une bonne chose que cette aide supplémentaire nous soit accordée, elle doit permettre de répondre à un réel besoin. D’autant plus qu’elle n’impacte pas nos budgets du moindre centime."

Ces derniers mois, le CPAS de La Louvière s’attendait à voir le nombre de sollicitations d’aide grimper en flèche. En réalité, la situation est restée globalement stable. "Nous avons eu plus d’étudiants car ils ont perdu leur job, notamment dans le secteur horeca. Mais nous n’avons eu que très peu de demandes de la part d’indépendant, par exemple, alors que nous pensions y faire face. Nous restons cependant prudents et attentifs. Nous savons que les prochains mois seront sensibles."

Cette manne financière "bonus" ne devrait être disponible que jusqu’à la fin de cette année 2020. Le CPAS, persuadé qu’il va au-devant d’une réalité sociale complexe, espère cependant pouvoir aller au-delà et étaler les aides jusqu’en 2021.