Une demande de suppression d'un sentier de Petit-Roeulx a été émise.

Lors du dernier conseil communal, il était demandé à l'assemblée de se prononcer sur une demande de suppression du sentier n°55, à Petit-Roeulx-lez-Braine. Il s'agit d'un petit passage agricole reliant la rue des Cantines au Chemin de la Crotteuse. "Cette demande émane du propriétaire du terrain qui est traversé par le sentier", explique l'échevin Léandre Huart (Braine), en charge du développement rural et de la mobilité.

Le propriétaire estime que ce chemin n'est plus du tout utilisé. Différentes instances se sont donc penchées sur ce cas pour finalement émettre un avis favorable à la suppression, moyennant toutefois la modification d'un sentier voisin. "Ce n’est pas parce qu’un sentier est peu ou pas utilisé qu’il faut systématiquement le supprimer lorsque le propriétaire de la parcelle le demande", estime de son côté Yves Guévar (Ensemble), conseiller communal.

Ce sentier n°55 est repris dans l'atlas des voiries vicinales de 1841. Or, tant qu'ils ne sont pas officiellement supprimés, la législation prévoit que ces sentiers doivent rester accessibles au public même lorsqu'ils traversent une propriété. "Plusieurs membres de la CCATM (Commissions consultatives communales d'aménagement du territoire et de la mobilité) désirent la réhabilitation de certains sentiers qui ont été squattés par des propriétaires ou rendus invisibles par une exploitation privée, agricole ou forestière. Si un sentier coupe une parcelle, il faut d’abord envisager son détournement", poursuit Yves Guévar.

C'est pourquoi le groupe Ensemble demande au Collège communal de réaliser un cadastre de l'ensemble des sentiers. "Le patrimoine des sentiers doit être pris dans sa globalité et non de manière partielle. Sans une vision stratégique claire sur le développement des sentiers et chemins pour une circulation douce, nous refusons toute suppression de sentier repris à l’atlas. Au mieux, nous acceptons leur détournement ou leur remplacement."

Se pose dès lors la question de l'utilité de certains de ces sentiers abandonnés. Servent-ils réellement à la création d'un maillage en vue d'améliorer la mobilité douce ? Ou sont-ils uniquement destinés aux promeneurs ? Toujours est-il que le collège a accepté d'étudier la possibilité de réaliser le cadastre demandé. Quant au cas du sentier n°55, il sera réétudié par les experts en urbanisme et soumis à un nouveau vote lors du prochain conseil communal.