Les riverains de l’entreprise Binnemans se sont déplacés en nombre au conseil communal de Braine-le-Comte pour montrer leur opposition aux envies de développement de la société. Ils avaient également lancé une pétition reprenant tous les aspects du dossier qui les inquiètent. Le collège communal de Braine-le-Comte a quant à lui assuré qu’aucune décision n’était prise à ce stade mais que cette dernière serait la plus cohérente et pertinente possible par rapport à la situation.

Plusieurs aspects inquiétaient les riverains qui avaient affirmé ne pas lâcher l’affaire tant qu’ils n’obtiendraient pas gain de cause. Le premier point noir concernait le charroi provoqué par l’extension de la société qui risquait de ne faire qu’augmenter dans une zone où la circulation est déjà chaotique habituellement. La construction d’un carport inquiétait également les riverains tant les dimensions leur semblent démesurées par rapport à l’implantation prévue. Des craintes sont également émises par rapport à la pollution des sols ainsi que sur l’utilisation d’un crible et d’un concasseur mobile qui vont être sources de bruits et générateurs de poussières. Les habitants ne possèdent pas non plus de garantie quant à l’absence de déchets d’amiante.

Le dossier rentré par la société Binnemans dans le cadre de l’avis d’enquête publique n’était pas en mesure de les rassurer tant il était mince et incomplet. Pour toutes ces raisons, une pétition avait été signée estimant qu’un tel projet, de par les nuisances qu’il va générer, revêt plus que jamais un caractère industriel et n’est donc pas compatible avec la configuration, l’affectation et la fréquentation du quartier.

Le bourgmestre de Braine-le-Comte, Maxime Daye, a tout d’abord rappelé que ce n’était pas le collège qui se chargeait de rédiger les dossiers de demande de permis avant d’indiquer qu’aucune décision n’avait été prise pour le moment. "Lors de l’examen du dossier de demande, les nuisances les plus significatives relevées concernaient le risque de pollution des eaux, du sol, de l’air, de la gestion des déchets, du risque d’incendie et des nuisances sonores", indique Léandre Huart, échevin à Braine-le-Comte. "104 courriers d’opposition ont découlé de l’avis d’enquête publique et une pétition a rassemblé 114 signatures. L’instruction du dossier est en cours. Le collège n’a pas encore pris de décision. Nous prendrons toutes les dispositions nécessaires pour rendre un avis pertinent et cohérent au vu de la situation."

Les riverains devront donc se montrer encore patients avant de savoir s'ils ont obtenu gain de cause.