2 tonnes. C'est la masse de déchets sauvages qui est ramassée chaque semaine sur le territoire de Braine-le-Comte. Des statistiques impressionnantes calculées sur base de la moyenne annuelle de déchets sauvages et dépôts clandestins collectés sur l'entité. Ces chiffres honteux, le service environnement de la Ville a décidé de les afficher en grand pour marquer les esprits.

Car jeter ses déchets à terre, ça n'a pas qu'un impact sur l'environnement et le cadre de vie. Cela implique aussi 76 heures hebdomadaires de ramassage par les services de ramassage et du temps passé par les agents constatateurs pour dresser des procès-verbaux, tenter de retrouver le malpropre à l'origine de ces dépôts et le verbaliser quand il est identifié.

Du travail qui a un coût pour la collectivité, heures de travail et matériel nécessaire compris : plus ou moins 8 500 € par semaine, indique l'administration communale. Soit, à l'année, 442 000 €. Mais ces déchets engendrent d'autres dépenses en matériel: ces deux dernières années, la Ville a dépensé 720 000 € pour acquérir un nouvel aspirateur de rue, une nouvelle balayeuse et une nouvelle hydrocureuse qui arrivera fin 2021. Un coût qui se répercute sur les finances de la Ville et dans la taxe poubelle, payée par l'ensemble des citoyens qui supportent les mauvais comportements de quelques-uns.

Réfléchir à ses actes

Pour souligner ces chiffres et les imprimer dans les esprits, la Ville de Braine-le-Comte a décidé de marquer le coup en menant une campagne de sensibilisation. Des flèches géantes sont ainsi apparues le long des voiries en direction des sacs-poubelle qui contiennent les déchets récoltés par des bénévoles lors de l'opération Be Wapp – Wallonie Plus Propre, qui s'est déroulée le week-end dernier.

Via cette campagne de sensibilisation, la Ville de Braine-le-Comte souhaite avant tout pousser chaque citoyen à réfléchir à son propre comportement vis-à-vis des déchets jetés au sol ou déposés en grande quantité à divers endroits de la ville, des villages et du bois de la Houssière.

Car si les dépôts clandestins sont un problème, les petits déchets comme les canettes, les mégots et les emballages alimentaires sont ceux qui sont le plus souvent ramassés par les ouvriers en charge de la propreté publique. Ce constat est également partagé par des bénévoles de l'opération Be Wapp.

A noter que l'opération se poursuivra tout au long de l'année: dès qu'un dépôt clandestin sera remarqué sur l'entité, les flèches seront à nouveau de sortie.