Centre Une troisième et dernière période de souscription à la coopérative vient d'être lancée.

Il manque toujours plus de 4 millions d'euros pour que la Coopérative des betteraviers transformateurs (CoBT) puisse lancer le processus de construction de sa sucrerie dès avril 2020. Mais l'argent nécessaire s'apprête à arriver. La CoBT a en effet décidé de lancer une nouvelle offre avec une période de souscription du 10 au 31 octobre 2019. Cela concerne des actions A, B et C, indissociables d’un contrat de livraison de betterave, mais aussi des actions S destinées aux investisseurs souhaitant uniquement soutenir financièrement.

Pour cela, les porteurs du projet organisent actuellement des réunions d’information aux quatre coins du pays afin "de faire le point sur le développement de la coopérative, mais aussi et surtout d'expliquer en détail quand, comment et pourquoi investir et fournir des betteraves à la CoBT."

Par cette démarche, la coopérative entend enfin rassembler les 50 millions d'euros nécessaires en parts détenues par les agriculteurs (environ 1350 ont déjà répondu au projet) et boucler cette partie du plan de financement. Après une première souscription achevée le 31 janvier 2019, ce sont environ 39 millions d'euros qui ont été récoltés. Une seconde période de souscription a ensuite permis d'obtenir 6,9 millions d'euros.

L'autre volet du financement est quant à lui est excellente voie. A ce stade, les intentions communiquées atteignent largement les objectifs, à savoir près de 60 millions d'euros. Il s'agit majoritairement d'actionnaires publics : la Société Régionale d'Investissement de Wallonie (SRIW) avec 30 millions d'euros, la Sogepa avec 10 millions d'euros, la Société Fédérale de Participations et d'Investissement (SFPI) avec près de 15 millions.

Pour rappel, le projet de la sucrerie est prévu sur un site de 25 ha, situé le long de l’autoroute E19, non loin de la sortie Feluy. Le budget total du projet, jusqu’à sa mise en service en 2022, est estimé à 326,7 millions d’euros. L’usine sera active 115 jours par an, dès 2022. Durant cette période, elle aura la capacité de travailler, à son optimum économique et énergétique, un total de 14 000 tonnes de betteraves par jour. En plus de fournir "un revenu équitable" aux 1250 familles d'agriculteurs impliqués dans le projet, ce sont 98 emplois temps plein directs et plus de 300 emplois indirects qui seront créés.