Les carnavals feront-ils leur retour en 2022? Dans les communes concernées par de telles festivités, la question se pose de plus en plus. A La Louvière, l'échevin de la culture Laurent Wimlot l'entend "à tous les coins de rue." Et elle lui a été reposée lors d'une réunion avec les groupes folkloriques, où il était question de la prise en compte des carnavals annulés pour les médailles de jubilé. "Ils seront bien comptabilisés", rassure Laurent Wimlot.

Chouette. Mais l'autre et principale préoccupation, c'est la tenue du carnaval en 2022. Et la Ville de souffler un vent d'optimisme dans un communiqué publié ce jour: "à la lecture de la situation sanitaire actuelle (et sous réserve des mesures sanitaires en vigueur aux périodes concernées), nous sommes heureux de pouvoir envisager l'organisation de nos carnavals", peut-on y lire.

Un message d'espoir: "Nous avons voulu diffuser un message positif. C'est vrai que le contexte sanitaire n'évolue peut-être pas aussi vite comme nous le souhaiterions. On le voit avec l'arrêté que le gouverneur vient de prendre concernant le port du masque. Notre message à la population est donc: il y a une volonté de notre part d'organiser les carnavals l'an prochain. Mais il faut que vous soyez prudent et que vous fassiez attention pour que les conditions puissent permettre de les maintenir."

Et la prudence, c'est, outre les gestes barrière, la vaccination. Selon les derniers chiffres de Sciensano, la couverture vaccinale de la population louviéroise atteint 77% des plus de 18 ans et 65% de la population totale. Un chiffre qui stagne et qui est inférieur aux autres communes du Centre, qui sont généralement au-delà des 80% de plus de 18 ans vaccinés. Un chiffre également inférieur à la moyenne wallonne, de 82%. Et ne parlons même pas de la moyenne flamande, de 93%.

Bref, la marge de progression est encore grande et la Ville profite de ce message d'espoir pour également faire une piqûre de rappel, invitant ses habitants à poursuivre l'effort vaccinal. "Si le carnaval peut être aussi un incitant à la vaccination, pourquoi pas?" Car d'ici le mois de mars, on imagine mal le virus disparaître d'un coup de baguette magique en plein hiver. Surtout avec 45% de la population louviéroise non-protégée.