Ce mercredi, en milieu d’après-midi, plusieurs dizaines de jeunes Montois déboulaient dans la cité des Loups pour en découdre. Cagoulés et armés de battes de baseball, de bâtons, de pavés ou encore de raquettes de tennis, ceux-ci entendaient affronter une bande urbaine louviéroise avant que la police n’intervienne heureusement très rapidement.

Pour le bourgmestre de La Louvière, Jacques Gobert, ces affrontements sont particulièrement inquiétants. "Je suis évidemment inquiet, je crains une forme d’escalade dans la violence", commente-il. "Je ne sais pas si c'est la réponse à la bergère mais on peut supposer qu'il s'agissait, pour les bandes montoises, de rendre la pareille aux Louviérois après les événements de ce week-end."

Ce samedi après-midi en effet, la zone de Police Mons-Quévy – en étroite collaboration avec la Zone de Police de La Louvière, la Police Fédérale des Chemins de Fer et la Réserve Fédérale de Bruxelles – avait mené une opération destinée à intercepter les membres présumés de bandes urbaines montoise et louviéroise avant que celles-ci ne s’affrontent sur le territoire montois. 

Les Louviérois avaient pris place dans un train à destination de Mons où les policiers en nombre les attendaient à même le quai. Au total, pas moins de 35 individus, majeurs et mineurs, Montois et Louviérois confondus, ont été arrêtés administrativement. Des PV judiciaires avaient été dressés mais aucun débordement n'avait heureusement été à déplorer.

Ce mercredi, ce sont les caméras urbaines et les appels de nombreux citoyens inquiets qui ont donné l'alerte à la police de La Louvière. Une trentaine de policiers ont rapidement été déployés sur le terrain. Ils ont pu compter sur le soutien de leurs collègues montois et de la police fédérale. Une autopompe a également été envoyée sur les lieux. À l'heure d'écrire ces lignes, l'intervention est toujours en cours. Quelque 25 personnes ont déjà été arrêtées.