Les élèves peuvent analyser le comportement des mésanges.

Les mésanges nichent-elles toujours à la même période de l’année où que l’on soit en Belgique ? Le nombre de petits varie-il selon la période d’installation ? Observe-t-on des différences d’année en année ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles les enfants de sept écoles de la région du Centre tentent de répondre.

Avec les élèves de 1re année secondaire, l'Athénée provincial de Morlanwelz est par exemple impliqué depuis trois ans dans le projet baptisé XperiBIRD.be, en partenariat avec l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique. Ce réseau éducatif suit la nidification des mésanges depuis les écoles à travers la Belgique.

Pour ce faire, des nichoirs, équipés d’une caméra contrôlée par un nano-ordinateur, sont distribués gratuitement aux établissements qui participent à l'action. Pratiquement, le dispositif, très simple d’installation et d’utilisation, permet de suivre en direct et d’enregistrer ce qui se passe dans le nichoir. "En 2018 et 2019, notre nichoir est resté vide. Mais nous croisons les doigts pour 2020", sourit Valérie Wibaut, professeur de sciences et géographie à Morlanwelz.

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Les élèves de l'école communale de Familleureux (Seneffe) ont été plus chanceux. En septembre dernier, une mésange charbonnière est venu pondre neuf oeufs dans le nid pour finalement donner vie à sept oisillons qui ont pris leur envol. L'école communale d'Hennuyères, l'Institut technique Saint-Vincent à Soignies, l'école fondamentale Sacré-Coeur à Ecaussinnes, l'Institut Saint Joseph La Louvière et Collège Notre Dame de Bonne-Espérance à Estinnes participent aussi au projet.

Dans la région de Mons-Borinage, cinq nichoirs ont été installés : à l'Athénéé royal Marguerite Bervoets et au Muséum régional des Sciences naturelles à Mons, à Tertre par le PCDN de la Ville de Saint-Ghislain, à l'école communale de Montroeul-sur-Haine et l'école communale de Hensies centre.

Les images obtenues via la caméra permettent aux classes de collecter des données à valeur scientifique (tel que l’espèce nicheuse, le nombre d’œufs pondus, les dates d’éclosions, etc.). Ces données, encodées par les élèves, sont visibles sur le site internet sous la forme d’une carte interactive et seront valorisées par les scientifiques de l’IRSNB. Le projet permet d'éveiller les jeunes de 10 à 14 ans aux sciences et technologies, tout en participant à un projet de sciences participatives.

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