Centre Le Groupe de Recherche et d'Action des Cyclistes Quotidiens (GRACQ) veut faire bouger les choses.

Il n'est pas rare, voire même courant, que les cyclistes seneffois se heurtent à des obstacles. Des trous au milieu des pistes cyclables, des tracés effacés, des feux rouges installés en plein milieu du passage ou simplement des absences de piste cyclable. Le GRACQ de Seneffe (Groupe de Recherche et d'Action des Cyclistes Quotidiens) a donc décidé de se retrousser les manches pour agir.

Dans un premier temps, Philippe De Troy et son équipe veulent s'atteler à résoudre les soucis liés aux voiries régionales (N27, N59, N534). "J'ai déjà rédigé une quinzaine de signalements", explique le responsable du GRACQ de Seneffe. "Il y a trois catégories de points noirs : ceux qui demandent des gros travaux, d'autres qui demandent des modifications de tracés et enfin ceux qui représentent des petits problèmes comme des trous ou des tracés qui ne sont pas voyants ou mal entretenus."

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Les endroits qui nécessiteraient des aménagements plus importants sont tout de même nombreux. "Il y a par exemple la route Baccara qui longe le canal. Elle ne possède aucune piste cyclable alors que le Ravel n'est pas en état et son tracé ne convient pas. De même, la traversée du Ravel sur la N27 est dangereuse. C'est une route limitée à 90 km/h. Il faudrait réduire la vitesse des voitures en mettant un ilôt central. Je citerai encore le pont de la N59 au-dessus du canal qui ne possède pas de piste. Les cyclistes se retrouvent jetés dans la circulation. C'est très dangereux. Je propose d'accrocher une piste cyclable à l'extérieur du pont, derrière la barrière de sécurité."

D’autres demandes moins “coûteuses” sont listées par le GRACQ de Seneffe mais la liste des revendications est déjà très longue. "Pour ces routes de compétence régionale, je vais donc envoyer toutes mes remarques et requêtes au Service Public de Wallonie (SPW)", assure Philippe De Troy. "Par la suite, je ferai la même chose pour les routes communales. Mais ça ne sera pas simple car, à Seneffe, il y a un échevin pour la mobilité et un autre pour la mobilité douce."

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