Si la situation sanitaire rend l'ambiance tendue dans tous les hôpitaux, elle s'est au moins apaisée du point de vue du contexte social à Jolimont. En octobre dernier, fait rarissime, les infirmiers du bloc opératoire partaient en grève. La raison de leur colère: ils avaient découvert une inégalité de traitement dans les contrats de travail entre les nouveaux engagés et les anciens: avantages extralégaux, reconnaissance à 150% de l'ancienneté…

Une cinquantaine d'infirmiers avait participé à cette action. Une deuxième journée de grève avait suivi une semaine plus tard, à la suite de quoi des négociations sont intervenues entre la direction et la délégation syndicale. Et la discussion a été plutôt fructueuse. "Le personnel a obtenu des avantages et des garanties par rapport à leurs demandes", explique Denis Sonck, président de la délégation SETCa.

Le climat s'est donc apaisé au sein de la salle d'op'. Et dans l'hôpital? "Pas mal de services ont également fait remonter des revendications. Je ne vais donc pas dire que le climat est serein, on fait avec et la direction a décidé d'octroyer des avantages." En dehors du Covid, un autre élément suscite la discussion et les questionnement: la mise en place du réseau hospitalier Helora qui doit mener à une fusion de Jolimont, Tivoli et Ambroise Paré va occuper les syndicats pour les années à venir. "On voit beaucoup de bêtises circuler à ce sujet et il y a beaucoup de pédagogie à faire. De notre côté, nous serons vigilants par rapport au maintien de l'emploi."

Même si à Jolimont, les craintes sont peu nombreuses à ce sujet: "Nous avons déjà un réseau d'hôpitaux et de maisons de repos. Quelque part, ça ne va pas être compliqué au niveau des soignants et même au niveau du personnel ouvrier de replacer les gens. C'est un peu notre avantage."

La rentrée néanmoins s'annonce incertaine. "On est dans l'expectative avec le texte de loi qui n'est pas encore signé sur la vaccination obligatoire des soignants où tout le monde se pose des questions. C'est le gros débat de la fin de l'année." A chaque jour suffit sa peine.