Un autre site à Binche nécessite aussi la plus grande attention.

Durant les mois de septembre, octobre et novembre 2019, l’équipe de surveillance environnementale de Spaque, entreprise chargée de la réhabilitation des décharges et des friches industrielles polluées, a effectué le suivi de la qualité des eaux souterraines ou de surface de 18 sites wallons. Parmi eux, deux ruisseaux de l'entité de Braine-le-Comte étaient concernés : les ruisseaux La Favarge et Warichaix, tous deux situés à Hennuyères.

Ces deux points d'eau font l'objet d'une attention particulière depuis 2007. A l'époque, un produit hautement toxique avait été déversé dans les canalisations par un ferrailleur d'Hennuyères, contaminant au passage un troupeau de vaches entier. Le produit toxique a ensuite poursuivi son parcours vers les deux ruisseaux. Des premiers prélèvements réalisés à l'époque avaient confirmé une présence de PCB (polychlorobiphényles) dans les eaux et sédiments. La surveillance s'est évidemment poursuivie les années suivantes et elle continue encore douze années plus tard, même si le taux de pollution a heureusement diminué depuis lors.

© DR

Du côté de Péronnes-lez-Binche, une attention particulière est mise sur le site de l’ancienne décharge Crayère des fonds de Morveau. Des analyses réalisées en 2007, après l'explosion de la station-essence Q8 située au croisement des nationales 55 et 27, avaient révélé une présence anormalement élevée de méthane.

Dans la région de Mons, les deux sites concernés sont situés à Boussu. Il s’agit du Petit Bruxelles et du Marais, deux anciennes décharges qui attendent d'être dépollués. De 1962 à 1980, des enfouissements de déchets estimés à près de 1 112 000 m3 ont été réalisés sur le site du Marais. Ces déchets présentaient des contaminations en métaux lourds, cyanures, sulfates et soufre et, plus localement, en PCB.

La campagne de prélèvements réalisée cet automne par la Spaque permet d’assurer le suivi de la qualité des eaux souterraines ou de surface de ces quatre sites reconnus comme contaminés et de quatorze autres en Wallonie. Au total, 94 prélèvements d’eau et 690 analyses (soit plus de 3 500 composés analysés) ont été réalisés. L’ensemble des mesures de contrôles effectuées fera l’objet d’une synthèse permettant de réévaluer les priorités des actions à mener dans le futur.