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Le propriétaire du domaine doit gérer trois affaires en justice.

Hubert Van Bel a hérité de ses parents la propriété du domaine de Pincemaille. Aujourd’hui, le sexagénaire le regrette probablement tant la situation est devenue ingérable. D'abord à cause du problème insolvable des déchets. Mais aussi pour d'autres raisons. Lui et son avocat son actuellement impliqués dans trois procédures devant le tribunal.

La première concerne les différents sentiers du domaine. « Nous affirmons que ces sont des chemins publics mais la commune dit qu’ils sont privés », explique Hubert Van Bel. « Une procédure est en cours pour tenter qu’ils soient reconnus comme publics. Cela permettrait que la commune s’occupe de ramasser les déchets. »

Mais la procédure judiciaire la plus importante est celle entamée par la Société wallonne des eaux (SWDE). « Ils n’ont jamais voulu raccorder l’eau aux chalets avec des compteurs individuels car ils affirment que c’est un domaine privé. Mais tout le monde a de l’eau courante tout de même via le compteur principal, à mon nom. Voilà pourquoi je reçois toutes les factures des gens. Certaines rares personnes me payent leur eau mais la grande majorité ne payent pas. »

De ce fait, la SWDE réclame près de 2 millions d’euros de dette (1,47 million de factures non payées et les intérêts) à M. Van Bel qui devait payer l’eau à la place des résidents. Le tribunal de première instance de Charleroi a prononcé ce jugement le 22 mai dernier.

Il doit également payer près de 20 000 euros à la société La Druezienne, 24 000 euros à la commune d’Estinnes et la même somme à la Région wallonne. « Nous irons en appel contre ces jugements que nous jugerons parti pris », assure toutefois M. Van Bel. « En plus une saisie a été déclarée donc je ne peux pas vendre le domaine pour le moment. »

Parallèlement, la justice se penche sur le paiement des loyers. « Un résident sur trois paye son terrain », assure le propriétaire. « L’an dernier, nous avons donné les noms de cas problématiques à un huissier qui les a signifiés par courrier de leurs dettes. Certains ont répondu et se sont mis en ordre mais pour les autres, mon avocat les traîne en justice. »

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