Le patron de la gobeleterie craint une nouvelle crise.

Dix mois se sont écoulés depuis la fin de la dernière grève qui a touché l'usine Durobor de Soignies. Aujourd'hui, le climat social semble apaisé. Mais peut-être plus pour longtemps car une nouvelle crise pourrait prochainement frapper à la porte de la gobeleterie. La faute à des accords financiers qui coincent actuellement entre Herman Green Invest, la Sogepa (bras financier de la Wallonie) et les banques qui doivent délivrer un crédit.

Car le CEO de Durobor souhaite créer une nouvelle usine qui coûterait près de 38 millions d'euros. Mais en plusieurs phases. La Sogepa a récemment donné son accord sur un investissement prochain de 16 millions d'euros qui servira à la première phase du plan prévue pour 2019 et 2020 : installer trois nouvelles lignes. Le problème qui se pose est que l'investissement reste actuellement suspendu à un accord des banques pour un prêt de 8 millions d'euros. "Il est vrai qu’il restait des hésitations des partenaires bancaires mais les négociations se poursuivent", annonçait le mois dernier le ministre wallon de l'économie et de l'industrie Pierre-Yves Jeholet (MR). "La Sogepa ne ménage pas ses peines pour finaliser le dossier."

De son côté, Herman Green assure que la survie de l'usine dépend d'un accord pour cette première phase d'investissement. "Si nous passons cet accord avant la mi-décembre, je suis certain que le futur de Durobor sera beaucoup plus garanti. Mais après le 15 décembre, nous n’aurons pas assez de trésorerie pour assurer la survie de la société", a-t-il annoncé dans les colonnes de la Nouvelle Gazette.

L'avenir de l'usine dépend donc du feu vert des banques et de la Sogepa. Plusieurs points des négociations semblent encore coincer. Mais le temps presse. Si ces premiers investissement ont par contre lieu à temps pour 2019 et 2020, la suite du plan pourrait suivre. A savoir l’achat d’un nouveau four ainsi que la construction d'un nouveau bâtiment afin de déménager les lignes de production.