Centre

La délégation du golfe Persique visitera l'usine lundi ou mardi.

Sa venue était initialement annoncée pour la fin du mois de mai. C'est ensuite la première semaine de juin qui était évoquée. Finalement, le mystérieux candidat repreneur de Durobor n'arrivera en Belgique que la semaine prochaine. "Les visites et les réunions avec ce candidat débuteront au tout début de la semaine prochaine", confie Renaud Witmeur, patron de la Sogepa, le bras financier de la Wallonie qui mène les négociations pour une éventuelle reprise de l'usine.

Ce que l'on sait de ce candidat repreneur, c'est qu'il ne viendra pas seul. Il est le fruit d’un partenariat entre un Etat souverain du golfe Persique et d’une société privée spécialisée dans ce type de projets. Il vient aussi avec un projet solide. "Associé un plan d’investissement majeur dans l’outil, ce projet repose sur une stratégie de long terme dont l’ambition est de faire de Durobor un leader mondial dans son secteur", expliquait Renaud Witmeur le 20 mai dernier après avoir révélé l'existence de ce candidat mystérieux.

Il faut donc s'attendre à voir débarquer une petite délégation venue du golfe Persique lundi ou mardi prochain à Soignies. Ces hommes d'affaire visiteront dans un premier temps les installations de la gobeleterie avant de se mettre autour de la table successivement avec la Sogepa et les syndicats. L'occasion pour eux de dévoiler dans les détails le dossier de reprise, le plan financier mais aussi les ambitions en termes de ressources humaines.

Les 150 travailleurs de l'usine en faillite sont en effet toujours dans l'attente de bonnes nouvelles. Même si certains ont déjà tourné la page en se dirigeant vers un nouvel emploi, d'autres espèrent secrètement reprendre du service chez Durobor. Il est vrai que le savoir-faire de ces ouvriers est une denrée unique en Belgique. "Pour faire fonctionner l’usine dans sa configuration actuelle, il est difficile de descendre sous la barre des 150 employés comme c’était le cas au moment de la faillite", expliquait Rico Zara (CSC). "Si le candidat reprend l’entièreté du site, j’ose donc espérer que l’ensemble des travailleurs soient aussi repris."

Ils ne reviendront cependant pas à n'importe quelles conditions. Mais nous n'en sommes pas encore là. Le candidat mystère devra d'abord se convaincre lui-même de poursuivre ses démarches après avoir visité l'usine. Il devra ensuite convaincre la Sogepa et les curateurs avec un projet viable et d'avenir.