Centre Le candidat repreneur a le projet de relancer l'activité de production et de décoration.

Trois semaines après l'annonce par Herman Green du dépôt de bilan, la gobeleterie Durobor reprend son souffle. La Sogepa, bras financier de la Wallonie et actionnaire à 48% de Durobor, a annoncé avoir conclu un accord avec un candidat qui a le projet de relancer l’activité de production et de décoration de Durobor.

Tant l'industrie du verre semble saturée à cause de la concurrence étrangère et tant les investissements nécessaires pour relancer l'usine sont importants, les espoirs d'une reprise totale du site étaient très minces. Et pourtant, le projet mis sur la table par ce candidat repreneur paraît bien réel. "Associé un plan d’investissement majeur dans l’outil, ce projet repose sur une stratégie de long terme dont l’ambition est de faire de Durobor un leader mondial dans son secteur", explique Renaud Witmeur, président du Comité de direction de la Sogepa.

L'espoir renaît donc dans le chef des 150 travailleurs de l'usine qui ont déjà entamé les démarches auprès du Forem tout en gardant un œil sur une éventuelle reprise. "Pour faire fonctionner l’usine dans sa configuration actuelle, il est difficile de descendre sous la barre des 150 employés comme c’était le cas au moment de la faillite", assure Rico Zara (CSC). "Si le candidat reprend l’entièreté du site, j’ose donc espérer que l’ensemble des travailleurs soient aussi repris."

Les syndicats préfèrent toutefois rester très prudents. "Un accord a été signé mais aucune réelle garantie n’est donnée pour le moment. Il est tout de même important de souligner que le candidat prend en charge l’arrêt du four, ce qui représente un coût énorme. Ça signifie que l’intérêt est grand mais il ne faut pas non plus créer de faux espoirs car il reste du chemin à parcourir."