La Sogepa pourrait marquer officiellement son accord de soutenir le projet de reprise.

L'attente commence à se faire longue dans le dossier Durobor. Plus de trois mois après avoir annoncé leur projet de reprise, Jean-Louis Delmoitiez et les autres ex-travailleurs de la gobeleterie sonégienne n'ont toujours pas reçu le feu vert de la Sogepa, bras financier de la Wallonie et propriétaire des murs de l'usine. Mais une réunion programmée en début de semaine prochaine pourrait bien sonner le glas de l'insoutenable expectative.

"Je pense qu'il y aura une partie du conseil d'administration de la Sogepa qui sera présente", explique Jean-Louis Delmoitiez, ex-DRH de l'usine et porteur du projet de reprise. "Je vais demander quelle est l'orientation et j'espère obtenir une réponse. Les travailleurs attendent de savoir ce qu'il va se passer. Mais ce ne sont pas les seuls. Il y a aussi les fournisseurs, les clients et les entreprises qui doivent effectuer les travaux dans l'usine. Tout le monde a envie de savoir."

Ces dernières semaines, le dossier de reprise présenté à la Sogepa a dû être peaufiné et amélioré, notamment pour son volet financier. Un consultant externe a d'ailleurs été mandaté pour réaliser cet exercice périlleux. Il a ensuite fallu trouver une date en accord avec les agendas des membres du conseil d'administration. Ce qui n'a visiblement pas été une chose aisée.

Mais tout vient à point qui à qui sait attendre, dit le proverbe. "Nous ne pourrons pas relancer l'usine avant la fin de l'année comme espéré mais le plus important est de le faire. Une fois que l'accord sera trouvé, il faudra remettre l'usine en ordre. Je pense donc, vu le temps que toutes ces étapes prendront, que les premiers clients ne pourront pas être fournis avant la fin du premier trimestre 2020. Ces clients ont toujours confiance en nous car ce sont des partenaires historiques mais il est certain qu'ils attendent impatiemment et que nous arrivons à la limite de leur patience."

Pour financer la reprise, un montant de près de 9 millions d'euros est nécessaire de la part de la Sogepa : environ 5 millions d'euros de fonds de roulement pour faire tourner la société ainsi que 3 à 4 millions d'euros pour remettre l'usine en bon état de fonctionnement. Pour rappel, le projet de reprise prévoit de relancer deux lignes de production de verres timbales (sans pied) et d'engager 85 des 145 travailleurs présents avant la faillite en mai dernier.